Alors que l'édition 2026 de la Foire internationale de Bordeaux débute ce vendredi 22 mai sous une chaleur accablante, un épisode météo similaire avait marqué les esprits en mai 1970. Ce jour-là, le 24 mai, les 10 000 visiteurs présents ont vécu une journée particulièrement chaude, surnommée « muy calliente » en raison de la Journée de l'Espagne qui se tenait ce jour-là.
Une chaleur soudaine après un temps froid
Quatre jours seulement après un temps épouvantable où l'on grelottait et éternuait, une température caniculaire s'est abattue sur Bordeaux. Comme le rapportait alors le journal « Sud Ouest » : « Il paraît que nous n'avons pas eu de printemps. Eh bien ! à la Foire, l'été nous est tombé dessus sans avertissement. »
Les visiteurs en quête de fraîcheur
Face à cette chaleur inattendue, la priorité pour les chalands était de s'hydrater et de trouver de l'ombre pour éviter l'insolation. Les enfants n'étaient pas en reste, jouant avec avidité leur rôle de benjamin pour obtenir de l'eau. Les photographies d'archives de Michel André montrent des scènes de pause fraîcheur, où petits et grands se désaltèrent sous les arbres ou près des stands.
Le rôle salvateur du journal « Sud Ouest »
Dans ce tourbillon de chaleur, le journal « Sud Ouest » a joué un rôle protecteur. D'une part, ses pages imprimées ont été transformées en chapeaux de fortune pour protéger les crânes et les épidermes. D'autre part, son stand hexagonal est devenu un lieu de rassemblement pour des centaines de personnes cherchant l'ombre. Comme le résumait le journaliste Jean-Charles Mingot le lendemain : « Bref, on a eu chaud tout au long de cette journée espagnole avec beaucoup de “sol” (soleil) et pas assez de “sombra” (ombre). »
Un souvenir marquant des archives
Ces images, issues du fonds patrimonial de « Sud Ouest », sont disponibles à l'achat. Elles témoignent d'une époque où la Foire de Bordeaux était déjà un événement incontournable, rassemblant des milliers de personnes malgré les caprices de la météo.



