Pêche française en déclin : captures historiquement basses et stocks menacés
Pêche française : captures au plus bas depuis 2000

La pêche française enregistre des captures historiquement basses en 2024

Les marins français continuent de naviguer dans des eaux difficiles, comme en témoignent les récentes activités de pêche de sardines au large du Conquet dans le Finistère. Cependant, le secteur traverse une période de turbulences majeures, avec des chiffres qui soulignent une tendance préoccupante à la baisse.

Une chute significative des débarquements

En 2024, les pêcheries hexagonales ont ramené à terre approximativement 306 000 tonnes de poisson, ce qui représente une diminution notable de 5 % par rapport à l'année précédente. Ce niveau de captures est le plus faible enregistré depuis le début du siècle, marquant un recul historique pour la filière.

Plusieurs facteurs expliquent cette baisse conséquente. Parmi eux, l'obligation imposée à plusieurs centaines de navires de rester à quai pendant un mois durant l'hiver, une mesure destinée à limiter les captures accidentelles de dauphins. Cette contrainte opérationnelle a indéniablement pesé sur les volumes débarqués.

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Des stocks halieutiques toujours sous pression

Malgré cette réduction globale des prises, la situation des ressources marines reste alarmante. Selon le dernier rapport de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), publié mardi 3 mars, plus d'un quart du volume de poissons débarqués provient encore de populations surpêchées.

Pire encore, environ 7 % des stocks halieutiques sont considérés comme effondrés. Cette catégorie comprend des espèces emblématiques telles que le cabillaud de mer du Nord, le maquereau de l'Atlantique nord-est et l'anguille, dont les populations peinent à se reconstituer.

L'objectif européen du rendement maximum durable reste lointain

L'Union européenne s'était pourtant fixé un objectif ambitieux : atteindre d'ici à 2020 au plus tard le rendement maximum durable pour tous les stocks de poissons. Ce concept désigne le volume maximum de poissons de chaque espèce pouvant être prélevé dans une zone géographique donnée, sans compromettre le renouvellement de la ressource à long terme.

C'est précisément sur cet indicateur que se base l'Ifremer pour élaborer son diagnostic annuel. Les données actuelles montrent clairement que la cible fixée par Bruxelles est encore loin d'être atteinte, soulignant les défis persistants de la gestion durable des pêches.

La filière halieutique française se trouve ainsi à un carrefour crucial, devant concilier activité économique, préservation des écosystèmes marins et respect des réglementations environnementales de plus en plus strictes.

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