Sept à la suite. Initialement prévu mardi, le septième lancement d’Ariane 6, le deuxième pour 2026, avait finalement été décalé à ce jeudi. La fusée a décollé à 10h57 (heure de Paris, 5h57 heure locale) du centre spatial guyanais de Kourou, dans les derniers instants de la fenêtre de tir prévue et dans une météo maussade.
Un vol puissant pour une constellation ambitieuse
Ariane 6 emportait, pour la seconde fois consécutive, 32 satellites de la constellation Amazon Leo. Pour cela, elle était configurée, pour la deuxième fois également, en version « puissante », c’est-à-dire avec quatre boosters, lui offrant 1.500 tonnes de poussée au décollage.
Déroulement nominal de la mission
La séparation des boosters, à 80 km d’altitude, et des étages, à 290 km, s’est réalisée de façon nominale, avant que l’étage supérieur, alimenté par son moteur Vinci, n’emporte seul les satellites. Il devait les larguer, par grappes, à quelque 465 km d’altitude, au bout de 1h52 de vol au total.
Plus de 300 satellites en orbite pour Amazon
Arianespace a signé un contrat de 18 lancements avec Amazon pour sa constellation d’Internet haut débit. Avec ce nouveau lancement de 32 satellites, celle-ci compte désormais plus de 300 satellites en orbite. S’appuyant sur différents lanceurs dans le monde, elle en aura plus de 3.200 à terme, afin de concurrencer le réseau Starlink d’Elon Musk, qui compte, lui, plus de 10.000 satellites.
Pour les Européens, ce partenariat avec Amazon Leo est crucial pour rendre la fusée Ariane plus compétitive, faute de clients commerciaux européens, dont beaucoup lancent avec SpaceX.



