Louhossoa dévoile Amalurra, un tiers-lieu pionnier pour l'économie circulaire
Après un an et demi de travaux intensifs, les élus de la commune de Louhossoa ont officiellement réceptionné le chantier du tiers-lieu Amalurra, le mercredi 11 mars. Ce nouvel espace de 400 m², conçu avec une approche résolument écologique, est dédié aux circuits courts, au coworking et aux activités partagées. Dès le mois d'avril, il accueillera des producteurs locaux et deviendra un pôle dynamique pour les habitants de la région.
Un projet architectural innovant et durable
Imaginé par le cabinet d'architectes Label équipe, notamment Lauriane Lascurain et Mathilde Belascain, Amalurra a mobilisé dix-sept artisans pour sa réalisation. Le concept privilégie l'utilisation de matériaux de réemploi et de matières naturelles, comme la paille ou la terre extraite sur site pour les enduits. « Les enfants de l'école publique ont participé à l'enduit des murs », souligne le maire, Jean-Pierre Harriet, illustrant l'engagement communautaire. Tout ici est pensé pour promouvoir les mérites de l'économie circulaire, réduisant l'impact environnemental.
Des espaces multifonctionnels au service de la communauté
Les 400 m² sont répartis sur deux niveaux, équipés chacun d'un poêle à granulés pour un chauffage optimal. Le rez-de-chaussée abrite un espace restauration de trente-cinq places, tandis que le premier étage dispose d'une salle d'exposition ou d'activités. Le site comprend également un espace de coworking, deux bureaux, et un espace sanitaire adapté aux randonneurs, incluant une douche pour personnes à mobilité réduite. La vente directe de produits locaux sera au cœur des activités, avec dix producteurs engagés en agriculture raisonnée, issus d'Itxassou, Macaye, Mendionde et Louhossoa.
Une gestion collaborative et des financements publics
Arnaud Simon et Fanny Dacosta, les futurs gérants, ont activement participé à l'élaboration du projet. « On espère que les habitants vont se saisir de cet outil. Nous aimerions aussi encourager le troc », explique Carole Iriart-Bonnecaze, ancienne première adjointe. Le coût total s'élève à 1 400 000 euros, financé à 69 % par des acteurs publics : l'État, la Région, la FEDER, le Département et l'Agglomération. Une semaine d'inauguration, riche en événements, est prévue du 6 au 13 avril pour célébrer cette réalisation.



