Tondelier dévoile ses mesures pour la santé environnementale
Tondelier : mesures pour la santé environnementale

Marine Tondelier, candidate écologiste à l'élection présidentielle, a dévoilé ce jeudi un ensemble de mesures visant à renforcer la santé environnementale en France. Ce plan, présenté lors d'une conférence de presse à Paris, entend répondre aux défis sanitaires liés aux pollutions de l'air, de l'eau et des sols. La candidate propose notamment l'interdiction des pesticides de synthèse d'ici 2030, un investissement massif dans les transports propres et la création d'un pôle public de la santé environnementale. Ces mesures s'inscrivent dans une volonté de « réconcilier l'écologie et la santé », selon ses termes.

Un plan en cinq axes

Le programme de Marine Tondelier s'articule autour de cinq priorités : la réduction des pollutions chimiques, la promotion d'une alimentation saine, la lutte contre la pollution de l'air, la protection de l'eau et la création d'un système de surveillance sanitaire environnementale. Chaque axe comprend des objectifs chiffrés et des échéances précises.

Interdiction des pesticides et soutien à l'agriculture bio

La candidate propose d'interdire tous les pesticides de synthèse d'ici 2030, avec un accompagnement financier pour les agriculteurs en transition vers le bio. Un fonds de 2 milliards d'euros serait dédié à cette transformation. Elle souhaite également développer les circuits courts et imposer 50% de produits bio dans la restauration collective publique d'ici 2027.

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Transports propres et qualité de l'air

Pour lutter contre la pollution atmosphérique, responsable de dizaines de milliers de décès prématurés chaque année, Marine Tondelier prévoit un investissement de 10 milliards d'euros dans les transports en commun et les mobilités douces. Elle propose aussi la création de zones à faibles émissions étendues à toutes les agglomérations de plus de 100 000 habitants, avec des aides pour les ménages modestes.

Protection de l'eau et des sols

Un plan de 5 milliards d'euros serait dédié à la dépollution des sols et à la protection des ressources en eau. La candidate veut notamment interdire les rejets de polluants éternels (PFAS) et renforcer les contrôles sur les sites industriels. Elle propose également la création d'un service public de l'eau pour garantir un accès équitable à une eau de qualité.

Surveillance et transparence

Marine Tondelier souhaite créer un pôle public de la santé environnementale, chargé de centraliser les données et d'alerter sur les risques. Ce pôle serait doté de moyens humains et financiers renforcés. Elle prévoit aussi un étiquetage obligatoire des produits contenant des substances dangereuses, afin de permettre aux consommateurs de faire des choix éclairés.

Réactions et critiques

Ce programme a été salué par plusieurs associations environnementales, mais critiqué par certains syndicats agricoles qui dénoncent un « calendrier irréaliste ». Le gouvernement actuel a réagi en soulignant les mesures déjà prises, comme le plan Écophyto, jugé insuffisant par la candidate. Marine Tondelier a répondu que « l'urgence sanitaire ne peut plus attendre » et que son plan est « financé et réaliste ». Elle s'engage à le mettre en œuvre dès les cent premiers jours de son mandat si elle est élue.

Cette annonce intervient alors que les questions de santé environnementale gagnent en importance dans le débat public, notamment après la pandémie de Covid-19 et les récentes alertes sur les polluants éternels. La candidate espère ainsi séduire un électorat sensible aux enjeux écologiques et sanitaires, tout en se démarquant de ses concurrents.

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