Peindre les toits en blanc pour réfléchir la chaleur solaire : une idée simple, mais encore très peu appliquée en France. Selon plusieurs professionnels du secteur, moins de 1 % des bâtiments français sont équipés de toitures claires ou blanches, alors que cette pratique permettrait de réduire la température intérieure de 5 à 8 degrés lors des canicules, notamment dans les bâtiments anciens comme les écoles.
Un gain crucial face aux vagues de chaleur
« Dans un bâtiment un peu ancien, comme une école, cela permettrait de réduire la température de 5 à 8 degrés », explique un expert du secteur. Un gain crucial en période de canicule, alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient en France. Pourtant, cette solution reste méconnue et sous-utilisée dans l'Hexagone.
Une désinformation qui freine l'adoption
Plusieurs professionnels du secteur dénoncent une désinformation active autour des toits blancs. « Cela fait l'objet d'une désinformation », soulignent-ils, certains voyant leur entreprise péricliter alors que le pays doit s'adapter au réchauffement climatique. Les critiques infondées, parfois relayées par des médias ou des experts auto-proclamés, dissuadent les collectivités et les particuliers d'adopter cette technique pourtant éprouvée.
Un potentiel sous-exploité
Alors que la France s'engage dans une rénovation énergétique massive, les toits blancs pourraient jouer un rôle clé dans la lutte contre les îlots de chaleur urbains et la réduction de la consommation de climatisation. Pourtant, le manque d'information et les idées reçues persistent, freinant le déploiement d'une solution à la fois simple, peu coûteuse et efficace.



