Le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) ont dévoilé, mercredi 13 juillet, un projet commun de planification écologique. Ce texte, intitulé « Pour une planification écologique et sociale », vise à servir de trait d'union entre les différentes composantes de la gauche en vue des prochaines échéances électorales.
Un projet en 40 mesures
Le document, fruit de plusieurs mois de travail entre les deux formations, comprend 40 mesures concrètes. Parmi elles, la création d'un pôle public de l'énergie, la rénovation thermique des logements, ou encore la sortie des pesticides. Selon les signataires, ce projet représente « une boussole pour l'action » et doit permettre de « sortir des logiques de concurrence » entre partis de gauche.
Le député LFI François Ruffin a souligné que « l'écologie ne peut pas être une variable d'ajustement » et que ce texte « fixe un cap ». De son côté, le premier secrétaire du PS Olivier Faure a estimé que « l'urgence écologique » impose de « dépasser les clivages ».
Un appel à l'unité
Les deux partis espèrent que ce projet servira de base de discussion avec les autres forces de gauche, notamment les Verts et le Parti communiste. « Nous tendons la main à toutes les forces qui veulent en découdre avec le désastre écologique », a déclaré Olivier Faure. Le texte doit être présenté aux autres formations lors d'une réunion prévue la semaine prochaine.
Cette initiative intervient dans un contexte de fragmentation de la gauche, alors que les écologistes ont récemment lancé leur propre processus de rassemblement. Selon un sondage Ifop réalisé en juin, 68% des sympathisants de gauche se disent favorables à une union autour d'un projet écologique.
Des divergences persistantes
Malgré cette avancée, des divergences subsistent entre le PS et LFI, notamment sur la question du nucléaire. Le projet commun reste flou sur ce point, évoquant simplement une « transition énergétique » sans trancher. Les Insoumis sont majoritairement antinucléaires, tandis que les socialistes défendent le maintien de cette filière.
Interrogé sur ce sujet, François Ruffin a reconnu que « des discussions sont encore nécessaires ». Olivier Faure a quant à lui estimé que « l'essentiel est de se mettre d'accord sur les objectifs ».



