Dans les Vosges, Dominique Humbert, 75 ans, musicien amateur à la retraite, vit à proximité de la très empruntée route des Crêtes, en plein cœur du massif. Depuis plusieurs années, il milite contre la nuisance sonore des motos au sein de l’association de défense de l’environnement SOS Massif des Vosges. Son témoignage, recueilli par Émilie Brouze, a été publié le 24 août 2026.
Un grondement « éruptif » qui agresse
Dominique Humbert décrit le bruit des motos comme « éruptif », un son qui « agresse » et « saisit violemment ». « C’est un bruit hautement invasif », insiste-t-il. Contrairement à d’autres nuisances sonores auxquelles on finit par s’habituer, celui-ci ne s’apprivoise pas. « Alors que l’on s’habitue à la plupart des bruits, je n’ai jamais réussi à apprivoiser celui-là : mon cerveau ne sait pas quoi en faire. Il me stresse immédiatement », explique-t-il.
L’oreille « entraînée » de ce musicien amateur le rend particulièrement sensible à ces grondements qui couvrent tout sur leur passage. La route des Crêtes, prisée des motards aux beaux jours, est au cœur de ce phénomène. Le retraité y voit une source de stress quotidienne, renforcée par l’afflux touristique saisonnier.
Un combat associatif contre la nuisance
Dominique Humbert ne se contente pas de subir : il agit. Membre actif de SOS Massif des Vosges, il lutte depuis des années pour faire reconnaître cette nuisance et sensibiliser le public. L’association œuvre pour la défense de l’environnement et s’attaque régulièrement aux perturbations sonores qui affectent les habitants et la faune locale.
Le témoignage de Dominique Humbert s’inscrit dans un contexte plus large de plaintes récurrentes dans les zones touristiques de montagne. Les motos, qui arpentent les routes panoramiques du massif, sont pointées du doigt pour leur impact sur la qualité de vie des riverains. Le retraité espère que son expérience pourra alerter sur la nécessité de réguler ces pratiques.
Un phénomène qui touche de nombreux riverains
Ce n’est pas un cas isolé. Dans les Vosges, comme dans d’autres massifs français, les habitants expriment régulièrement leur exaspération face au bruit des deux-roues motorisés. Les périodes estivales aggravent le phénomène, avec une augmentation significative du trafic sur les routes touristiques. Dominique Humbert compare cette expérience à « être dans un film de guerre », une image forte qui traduit l’intensité de la gêne ressentie.
L’association SOS Massif des Vosges poursuit ses actions de sensibilisation et de plaidoyer pour un meilleur équilibre entre tourisme et tranquillité publique. Le témoignage de Dominique Humbert, publié dans la presse, vise à donner une voix à ces riverains souvent démunis face à une nuisance difficile à contrer. La suite de ce dossier dépendra des réponses apportées par les autorités locales et nationales.



