Deepfakes pornographiques : l'UE interdit les applications de nudification
Deepfakes : l'UE interdit les applications de nudification

Le 26 mars dernier, le Parlement européen a voté l'interdiction des applications de « nudification », qui permettent de créer des deepfakes pornographiques à partir d'une simple photo. Cette mesure s'inscrit dans la révision de l'AI Act, la loi européenne sur l'intelligence artificielle adoptée en 2024. Elle intervient après la création de trois millions de ces contenus en quelques jours seulement, en janvier 2026, via l'IA Grok développée par Elon Musk, ce qui a provoqué l'ouverture d'enquêtes dans toute l'Union européenne.

Une prolifération de contenus non consentis

Les deepfakes pornographiques touchent des personnalités aussi diverses que Taylor Swift ou Giorgia Meloni. Ces images sexuellement explicites sont générées en quelques secondes par des applications de « nudification » ou des intelligences artificielles, à partir d'une simple photo. Ces médias sont créés sans le consentement des personnes concernées, souvent des femmes ou des enfants, et ils se multiplient à grande vitesse.

Le cas de l'IA Grok est emblématique : en janvier 2026, elle a permis la création de trois millions de ces contenus en quelques jours seulement. Cette explosion a conduit à l'ouverture d'enquêtes dans toute l'Union européenne, selon les informations rapportées par « 20 Minutes ».

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Une réponse législative dans le cadre de l'AI Act

Face à cette déferlante, le Parlement européen a donc voté, le 26 mars, l'interdiction de ces applications de « nudification ». Cette mesure s'inscrit dans une révision de l'AI Act, la loi européenne sur l'intelligence artificielle adoptée en 2024. Le texte vise à encadrer plus strictement les usages de l'IA qui portent atteinte aux droits des personnes.

« 20 Minutes » décrypte cette évolution en vidéo avec l'aide de Leïla Chaibi, eurodéputée du groupe de la gauche (GUE/NGL), qui a travaillé sur ce texte. Son éclairage permet de comprendre les enjeux de cette interdiction et ses implications pour les plateformes et les utilisateurs.

Des conséquences concrètes pour les plateformes et les victimes

Cette interdiction représente une avancée majeure pour la protection des personnes, en particulier des femmes et des enfants, qui sont les principales cibles de ces contenus. Elle impose aux États membres de l'Union européenne de prendre des mesures pour empêcher la diffusion de ces images et pour sanctionner les auteurs.

La révision de l'AI Act, qui inclut cette interdiction, marque une étape importante dans la régulation de l'intelligence artificielle en Europe. Les enquêtes ouvertes dans toute l'Union européenne après l'incident de Grok devraient aboutir à des sanctions et à une meilleure application de la loi. La mise en œuvre de cette mesure sera suivie de près par les associations de défense des droits et les autorités nationales.

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