Dans son éditorial, Lionel Paoli critique sévèrement l'absence d'anticipation des responsables politiques face aux vagues de chaleur. Il souligne que, chaque année, ils ne s'inquiètent de l'envolée du mercure que lorsque la France suffoque, au lieu de prévoir les crises climatiques à long terme.
Une réactivité politique condamnée
Paoli rappelle la maxime d'Émile de Girardin : « Gouverner, c'est prévoir ». Or, selon lui, nos dirigeants agissent à l'inverse : ils ne réagissent qu'en urgence, réclamant des climatiseurs ou versant des « larmes électoralistes » sur les bacheliers en sueur. Il dénonce une incohérence, car les mêmes politiques militent pour la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et réduisent les aides à la rénovation énergétique au nom de la rigueur budgétaire.
Un manque de priorité climatique
L'éditorialiste estime que le bon sens devrait placer le dérèglement climatique au premier rang des priorités, de façon pérenne, et non seulement quand la chaleur accable ou que les intempéries ravagent les maisons. Il cite Edmond Rostand : « C’est la nuit qu’il est beau de croire en la lumière », mais ajoute que c’est en pleine journée qu’il est raisonnable de commander les ampoules.
Paoli conclut en soulignant que les politiques « sont nés avant la honte », incapables d'anticiper les crises climatiques. Il appelle à une prise de conscience durable, au-delà des réactions ponctuelles face aux canicules.



