Montpellier s'apprête à battre son record de nuits tropicales consécutives. Depuis le 24 juillet, la ville enregistre 21 nuits consécutives avec des températures ne descendant pas sous les 20 °C, selon les données de Météo-France. Le record de 22 nuits établi en 2006 devrait être dépassé dans la nuit de jeudi à vendredi.
Une série exceptionnelle mesurée à la station de Fréjorgues
La station de Montpellier-Fréjorgues, qui sert de référence pour le suivi climatique de la ville, a enregistré des températures encore supérieures à 25 °C dans la nuit du 7 août. Dans certains quartiers urbains, le mercure peut afficher 30 °C à minuit, en raison de l'îlot de chaleur urbain.
Ce phénomène s'explique par la capacité du béton, de la pierre et du bitume à emmagasiner la chaleur du jour pour la restituer la nuit. Le manque de végétation et la densité du bâti limitent également le refroidissement, comme le souligne Météo-France.
Deux séquences de 14 nuits déjà enregistrées cet été
Avant cette série, Montpellier avait déjà connu deux séquences de 14 nuits tropicales consécutives : entre le 24 juin et le 7 juillet, puis entre le 9 et le 22 juillet. Cette répétition explique le sentiment d'un été interminable, exprimé par les habitants.
Éric Pioch, directeur adjoint du service prévision de Météo-France pour le Sud-Est, reconnaît que cette succession laisse peu de répit : « On peut avoir ce sentiment de ne pas avoir le répit, effectivement, nécessaire. »
L'influence de la Méditerranée et un répit attendu autour du 15 août
La température de la Méditerranée, qui reste chaude, contribue à maintenir des températures minimales élevées. Les « quelques coups de mistral » observés n'ont pas suffi à refroidir l'eau, selon le prévisionniste.
Un léger répit est attendu autour du 15 août. La vigilance orange devrait rester en vigueur jusqu'à la nuit de vendredi à samedi, avant une possible « petite baisse des températures » de 2 à 3 °C en maximale, précise Éric Pioch. Cependant, il reste prudent : « C'est encore un petit peu tôt pour l'assurer. »
Quant aux risques d'inondations liés à une mer chaude, Éric Pioch appelle à la prudence : « Rien ne nous permet de dire qu'on ne va pas avoir un épisode de 10 jours de mistral depuis septembre qui va rafraîchir tout ça. » Il rappelle que ces phénomènes sont difficiles à prévoir à long terme.



