Trois décès et un cas confirmé d’hantavirus plongent un navire de croisière dans une impasse sanitaire, ce lundi 4 mai, au large du Cap-Vert. Le MV Hondius, exploité par Oceanwide Expeditions, transporte 149 passagers et membres d’équipage contraints de rester à bord, faute d’autorisation pour accoster à Praia, la capitale cap-verdienne.
Les victimes et les cas confirmés
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les victimes sont un couple de Néerlandais et un Allemand. Un passager britannique, évacué vers l’Afrique du Sud, est à ce stade le seul cas confirmé d’hantavirus. Deux membres d’équipage présentent également des symptômes respiratoires, dont un cas sévère nécessitant une prise en charge urgente.
Mesures sanitaires à bord
Les passagers doivent rester dans leurs cabines. « Il a été demandé aux passagers de rester dans leurs cabines et de limiter les risques tandis que des mesures de désinfection notamment sont prises », a indiqué Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS. Elle précise qu’« il n’y a pas d’autre personne présentant des symptômes à bord, mais la situation est attentivement surveillée ».
Évacuation médicale en préparation
Les autorités cap-verdiennes, en coordination avec l’OMS et plusieurs pays européens, travaillent à une évacuation médicale. « L’OMS, en coopération avec les autorités du Cap-Vert et des Pays-Bas, et les exploitants du navire, travaillent à ce que les deux personnes malades soient évacuées aux Pays-Bas afin d’y être soignées », a ajouté Maria Van Kerkhove. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères examine « les possibilités d’évacuer médicalement quelques personnes du navire ».
Témoignage des passagers
Dans l’attente, l’incertitude domine pour les passagers. « Il y a beaucoup d’incertitude et c’est la partie la plus difficile. Tout ce que nous voulons maintenant, c’est nous sentir en sécurité, avoir des réponses claires et rentrer chez nous », a témoigné Jake Rosmarin, l’un des passagers. Les îles espagnoles des Canaries, notamment Las Palmas et Tenerife, sont envisagées pour un débarquement sous strict protocole sanitaire.
Rassurances de l’OMS
L’OMS se veut toutefois rassurante sur le risque global. « Il n’y a aucune raison de céder à la panique ni d’imposer des restrictions de voyage », estime Hans Kluge, directeur de l’OMS Europe, rappelant que ces infections, généralement liées à des rongeurs, « ne se transmettent pas facilement entre personnes ». Les causes exactes des décès restent à déterminer.



