Des élèves du réseau d’établissements du golfe de Saint-Tropez se sont réunis dans la salle audio du Collège Victor Hugo de Gassin pour une simulation de la Conférence des parties pour le Climat (COP). Cette immersion les a plongés dans le rôle d’ambassadeurs internationaux, le temps d'une journée, pour réfléchir à des solutions face au réchauffement climatique.
Une journée de négociations internationales
Les participants, venus des collèges de Cogolin, Saint-Tropez, Sainte-Maxime, et du Lycée du Golfe, ont représenté onze pays : France, Italie, Mexique, Île Maurice, Vanuatu, Brésil, États-Unis, Sénégal, Haïti, Chine et Émirats arabes unis. Chaque groupe, préparé en amont avec un professeur, a défendu sa position sur l’adaptation aux changements climatiques et son financement, en français ou en langue étrangère.
La principale du collège, Karine Nazury, a souligné l’importance de l’exercice : « C’est une opportunité pour vous de comprendre la complexité des négociations internationales, la diplomatie exige écoute, créativité et compromis. »
Des débats riches et des enjeux concrets
Les présentations ont mis en lumière des défis majeurs : déforestation, cultures moins gourmandes en eau, moyens financiers réduits pour les pays pauvres, besoin de partenariats pour la transition énergétique, adaptation des constructions, diminution des transports polluants, et la demande croissante d’énergie des pays en développement. Les élèves ont débattu avec conviction, incarnant leurs rôles de négociateurs.
À l’issue d’un vote à l’aide d’une « zappette », un texte final a été adopté, et chaque « délégataire » a signé son engagement. L’événement s’est déroulé avec la présence de Frédéric Thiebault et Axel Desmond, représentants ONU et GIEC de la Communauté de Communes, ainsi que des enseignants et acteurs non étatiques.
Une expérience citoyenne pour l’avenir
Karine Nazury a conclu : « C’est une expérience citoyenne, un exercice de responsabilité et un pas concret vers la construction d’un avenir durable. L’éducation et la mobilisation des jeunes générations sont essentielles. » Cette simulation a permis aux élèves de vivre une immersion dans la complexité des négociations climatiques, tout en développant des idées environnementales concrètes.



