En 2025, une salariée du Festival de Cannes aurait été interdite de travailler lors de l'événement en raison de son engagement écologiste. Cette affaire, révélée par Libération, met en lumière les tensions entre les valeurs environnementales et les intérêts économiques du festival.
Les faits
Selon le témoignage de la salariée, qui a souhaité rester anonyme, elle aurait été informée par sa hiérarchie qu'elle ne pourrait pas participer à l'édition 2025 du festival en raison de ses activités militantes pour le climat. Elle explique : « Je me suis sentie démunie. On m'a dit que mon engagement était incompatible avec l'image du festival. »
Un précédent controversé
Cette décision intervient dans un contexte où le Festival de Cannes est régulièrement critiqué pour son impact environnemental. En 2024, des activistes avaient déjà dénoncé l'utilisation de jets privés et le gaspillage alimentaire lors de l'événement. La direction du festival avait alors promis des mesures pour réduire son empreinte carbone, mais ces actions sont jugées insuffisantes par les militants.
Les réactions
L'affaire a provoqué une onde de choc dans le milieu du cinéma et au-delà. De nombreuses personnalités ont exprimé leur soutien à la salariée, dénonçant une forme de censure. L'association Greenpeace a qualifié cette interdiction de « scandaleuse » et appelle à un boycott du festival si la situation n'est pas résolue.
De son côté, la direction du Festival de Cannes a démenti toute discrimination, affirmant que la salariée avait été écartée pour des raisons organisationnelles. Cependant, plusieurs témoins contredisent cette version et affirment que l'engagement écologiste était clairement en cause.
Un débat plus large
Cette affaire soulève des questions sur la place de l'engagement citoyen dans le monde professionnel. Pour les syndicats, il s'agit d'une atteinte à la liberté d'expression. « On ne peut pas demander aux salariés de laisser leurs convictions personnelles au vestiaire », déclare un représentant de la CGT.
Les conséquences
L'incident risque de ternir l'image du Festival de Cannes, déjà fragilisé par les critiques sur son bilan écologique. Plusieurs sponsors auraient menacé de se retirer si l'affaire n'est pas clarifiée. La salariée, elle, envisage de porter plainte pour discrimination.
En attendant, le débat sur la compatibilité entre engagement écologiste et travail dans des institutions culturelles reste ouvert. Cette affaire pourrait faire jurisprudence et inciter d'autres salariés à briser le silence.



