Les canicules en France pourraient coûter entre 10 et 15 milliards d'euros par an à l'horizon 2050, selon Monique Barbut, ancienne présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Cette estimation, rapportée par Libération, représente environ 0,5 point de produit intérieur brut (PIB) du pays.
Une estimation basée sur des données économiques
Monique Barbut, qui s'exprime dans le cadre d'un entretien accordé au journal, précise que ce chiffre résulte de projections croisant les scénarios climatiques et les impacts économiques observés lors des épisodes récents. Elle souligne que les coûts intègrent notamment les pertes de productivité, les dépenses de santé supplémentaires et les dommages aux infrastructures.
Un appel à l'adaptation du territoire
L'ancienne dirigeante de l'Ademe insiste sur la nécessité d'anticiper ces phénomènes extrêmes. Elle recommande de renforcer les politiques d'adaptation, en particulier dans les zones urbaines, où l'effet d'îlot de chaleur aggrave les températures. Selon elle, chaque euro investi dans la prévention pourrait réduire significativement ces coûts futurs.
Des conséquences déjà visibles
Les épisodes de canicule se multiplient en France, avec des records de température battus ces dernières années. Ces vagues de chaleur ont des répercussions directes sur la santé publique, l'agriculture et la consommation d'énergie. Monique Barbut rappelle que les collectivités locales doivent être soutenues pour mettre en place des solutions durables, telles que la végétalisation des espaces publics ou la rénovation thermique des bâtiments.
Cette évaluation intervient alors que le gouvernement planche sur son prochain plan d'adaptation au changement climatique. Les chiffres avancés par Monique Barbut pourraient servir de base à la définition des priorités budgétaires, tant au niveau national que local.



