Canicule : « La guerre pour la Terre a commencé »
Canicule : la guerre pour la Terre a commencé

Alors que la France suffoque sous une nouvelle canicule, l'écrivain et essayiste Aurélien Bellanger publie une tribune choc dans Libération : « La guerre pour la Terre a commencé ». Il y dénonce l'inaction climatique et appelle à une mobilisation générale.

Un constat alarmant

Bellanger rappelle que les records de chaleur s'enchaînent : juin 2026 a été le mois le plus chaud jamais enregistré en France, avec des températures dépassant les 40°C dans plusieurs régions. Selon Météo-France, la fréquence des canicules a été multipliée par cinq depuis les années 1980. « Nous sommes en guerre, affirme-t-il, une guerre contre notre propre mode de vie, contre le système qui détruit la planète. »

Une guerre asymétrique

Pour l'essayiste, cette guerre est asymétrique : d'un côté, les citoyens subissent les conséquences du dérèglement climatique ; de l'autre, les grandes entreprises et les gouvernements continuent de privilégier les intérêts économiques à court terme. Il cite le rapport du GIEC de 2025 qui estime que les émissions de CO2 doivent baisser de 45 % d'ici 2030 pour limiter le réchauffement à 1,5°C. « Or, les engagements actuels nous mènent vers +3°C, voire plus », déplore-t-il.

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Un appel à la résistance

Bellanger ne se contente pas de décrire l'urgence. Il lance un appel à la résistance : « Il faut désobéir, bloquer les infrastructures fossiles, organiser la grève générale pour le climat. » Il s'inspire des mouvements de désobéissance civile comme Extinction Rebellion ou les Soulèvements de la Terre. « La non-violence est notre arme, mais elle doit être massive et déterminée », écrit-il.

Des solutions radicales

L'essayiste propose des mesures concrètes : nationalisation des entreprises polluantes, interdiction immédiate des énergies fossiles, plan de rénovation thermique des bâtiments, et mise en place d'une sécurité sociale de l'alimentation. « Il ne s'agit pas de réformettes, mais d'une transformation radicale de notre société », insiste-t-il.

Un écho dans la société

Sa tribune a suscité de nombreuses réactions. Le collectif « Dernière Rénovation » a salué « un texte qui dit enfin la vérité ». En revanche, le ministre de la Transition écologique a jugé ces propositions « irréalistes et contre-productives ». Bellanger rétorque : « Le réalisme, c'est de continuer à brûler du pétrole jusqu'à ce que tout s'effondre ? »

Une urgence démocratique

Au-delà des mesures techniques, Bellanger insiste sur la nécessité d'une révolution démocratique : « Le climat ne peut pas attendre le rythme lent des institutions. Il faut des assemblées citoyennes tirées au sort, avec un pouvoir décisionnel. » Il appelle à une « Convention citoyenne permanente pour le climat ».

La tribune se conclut sur une note d'espoir : « La guerre pour la Terre a commencé, mais nous pouvons encore la gagner. À condition de nous battre comme si notre vie en dépendait. Car c'est le cas. »

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