Antarctique en péril : la fonte s'accélère dangereusement
Antarctique : la fonte s'accélère

Il y a seulement une décennie, on pensait que la calotte glaciaire de l’Antarctique était immuable, quasi indifférente au dérèglement climatique. Ce temps-là est bien fini. Deux études récentes nous apprennent avec horreur que le colosse polaire montre des signes de grande faiblesse, dont les conséquences pourraient se révéler désastreuses pour l’équilibre de la planète.

Des sillons sous la glace

La première étude, publiée par des chercheurs norvégiens, constate un phénomène jusque-là ignoré par les travaux du Giec. En se réchauffant, les courants océaniques tracent sous les plateformes de glace de longs sillons où l’eau « chaude » est piégée, accélérant la fonte. Ces résultats, parus dans Nature Communications, mettent en lumière un processus jusqu'alors sous-estimé.

Deux mécanismes distincts

La seconde étude, menée par l’université de Southampton, relève l’existence de deux mécanismes différents. Le premier concerne l’Antarctique oriental : il s’agit d’une remontée des eaux relativement chaudes et salées des profondeurs provoquée par les perturbations climatiques. Celle-ci a déjà entraîné la perte d’une surface de glace équivalente à celle du Groenland.

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Le second mécanisme est une fonte des plateformes de l’Antarctique occidental, déclenchée par une eau réchauffée par des vents chauds d’origine subtropicale, canalisés par une couverture nuageuse plus intense. « C’est inquiétant, car la perte massive de glace de mer déstabilise les systèmes de courants océaniques mondiaux, réchauffant notre planète beaucoup plus rapidement que prévu », observe le Dr Aditya Narayanan, premier auteur de l’étude. De stabilisateur du climat terrestre, l’Antarctique pourrait ainsi devenir un accélérateur du dérèglement climatique, selon l'article publié dans Science Advances.

L'Amazonie en manque de poussières

Sans le Sahara, l’Amazonie ne serait pas aussi luxuriante. En effet, les vents forts soufflant de l’Afrique vers l’Amérique transportent des milliers de tonnes de poussière contenant phosphore, calcium, potassium et magnésium. Or, cette transfusion fertilisante est en train de s’affaiblir car le dérèglement climatique intensifie les pluies au-dessus de l’Atlantique. Du coup, les poussières tombent dans l’océan et ne peuvent plus enrichir la forêt amazonienne, comme le rapporte Geophysical Research Letters.

De l'hydrogène tiré des déchets en plastique

Versez l’acide de vieilles batteries de voiture sur des déchets en plastique et vous pourrez, avec émerveillement, observer la disparition des matières plastiques – même les plus résistantes – et la production d’hydrogène si utile. Évidemment, le procédé mis au point par des chercheurs de Cambridge est bien plus complexe que cela, mais il offre l’occasion de faire coup double : recycler à la fois l’acide des batteries et le plastique qui submerge terres et mers. Les détails sont publiés dans la revue Joule.

Raccourci martien

Les trois ans nécessaires pour effectuer un aller-retour sur Mars promettent d’être un ennui mortel pour les astronautes. Bonne nouvelle : un cosmologiste brésilien de l’université de Rio de Janeiro prétend qu’il a découvert un raccourci qui réduirait de moitié la durée du voyage. Il s’agirait du trajet effectué régulièrement par un astéroïde passant au large de la Terre et de la planète rouge. Il n’est pourtant pas sans risque, car la grande vitesse demandée nécessite un vaisseau spatial bien plus puissant que celui actuellement en développement. Pour l’instant, les calculs de Marcelo de Oliveira Souza restent purement théoriques, comme indiqué dans Acta Astronautica.

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