Venezuela : 80% de la population vit au-dessus de failles sismiques actives
Venezuela : 80% vit au-dessus de failles actives

Au Venezuela, 80% de la population vit au-dessus des failles sismiques les plus actives du pays, a révélé le géologue vénézuélien Francisco Palmieri lors d'une conférence à Caracas le 26 juin 2026. Cette situation expose des millions de personnes à des risques sismiques majeurs, dans un pays déjà fragilisé par une crise économique et politique.

Une réalité géologique méconnue

Le Venezuela est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité tectonique. Les failles de Boconó, d'El Pilar et de San Sebastián traversent des régions densément peuplées, notamment la capitale Caracas, Maracaibo et Valencia. Selon Palmieri, « le Venezuela est un pays sismique, et pourtant la majorité de la population ignore les risques auxquels elle est confrontée ».

Les statistiques sont alarmantes : sur les 30 millions d'habitants, environ 24 millions vivent dans des zones à haut risque sismique. Les infrastructures, souvent vétustes, ne respectent pas les normes parasismiques, ce qui aggrave la vulnérabilité.

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Des conséquences potentiellement dévastatrices

Un séisme majeur pourrait causer des dégâts considérables, estiment les experts. En 1967, un tremblement de terre de magnitude 6,5 avait déjà fait plus de 200 morts à Caracas. Aujourd'hui, avec une population plus nombreuse et des constructions souvent précaires, le bilan pourrait être bien plus lourd.

Palmieri insiste sur l'urgence d'une politique de prévention : « Il est impératif de renforcer les normes de construction et de sensibiliser la population aux gestes qui sauvent. » Le gouvernement vénézuélien, confronté à d'autres priorités, n'a pas encore répondu à ces appels.

Une situation aggravée par la crise

La crise économique a réduit les capacités d'investissement dans la maintenance des bâtiments et des infrastructures critiques comme les hôpitaux et les écoles. De nombreux édifices publics sont dans un état de délabrement avancé, ce qui les rend particulièrement vulnérables en cas de séisme.

Les organisations internationales, telles que l'UNESCO, ont proposé une assistance technique pour cartographier les risques et former les ingénieurs locaux. Cependant, la mise en œuvre de ces programmes reste limitée par le manque de financement et la complexité politique.

L'importance de la prévention

Des exercices de simulation sont organisés sporadiquement, mais leur portée est insuffisante. Palmieri appelle à une « culture du risque » qui intégrerait l'éducation sismique dans les programmes scolaires et formerait les architectes et les urbanistes.

Le géologue conclut : « Nous ne pouvons pas empêcher les séismes, mais nous pouvons réduire leurs conséquences. Chaque jour sans action nous rapproche d'une catastrophe annoncée. »

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