Une tornade s'abat sur Villeneuve-sur-Lot, provoquant des ravages matériels
Le mardi 5 mars 2024 vers 17 h 10, un phénomène convectif bref mais d'une violence extrême a balayé environ 500 mètres entre le bas de Pujols et la zone du Rooy à Villeneuve-sur-Lot. Au stade de la Myre-Mory, Jean-Pierre Schiefer, président du Stade villeneuvois athlétisme, a été témoin direct de l'événement. Il raconte, encore sous le choc le lendemain : « La tornade m'est passée devant les pieds. J'ai cru que j'allais partir avec. La peur m'a traversé. C'était un truc phénoménal. » Jean-Pierre Schiefer peine à réaliser ce qu'il a vécu, décrivant une scène de chaos où il s'est réfugié sous un chapiteau, son bureau de fortune, avant de fuir dehors pour vérifier la sécurité des enfants.
Des dégâts spectaculaires au stade et dans le quartier
Les conséquences matérielles sont immédiates et impressionnantes. Au stade, le sautoir à la perche a été déplacé de 5 mètres, la cage de lancer de marteau a été pliée en deux, et les tapis de réception, pesant plus de 100 kilos chacun, ont été projetés jusqu'à la rivière du Rooy. Jean-Pierre Schiefer évalue les dégâts à au moins 70 000 euros, soulignant la douleur de perdre un outil de travail essentiel pour les jeunes sportifs. Dans la zone du Rooy, où la tornade s'est essoufflée, les dégâts sont également conséquents : des maisons touchées, des arbres et des barrières arrachés, et l'accès via la rue Ampère fermé à la circulation.
Réponse municipale et demande de catastrophe naturelle
La municipalité de Villeneuve-sur-Lot a rapidement réagi, annonçant dans un communiqué qu'elle engage une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle pour faciliter les indemnisations. Elle promet un accompagnement des administrés, dont une dizaine de maisons ont été affectées, dans leurs démarches d'assurance. Les clubs d'athlétisme et de tennis padel voisins, dont une piste a été endommagée, reçoivent également un soutien. Les pompiers, mobilisant deux drones, ont travaillé jusqu'à une heure avancée de la nuit, soulageant l'absence de blessés, qualifiée de petit miracle.
Démolition urgente et travaux de sécurisation
Face aux risques persistants, une décision rapide a été prise pour démolir un mur menaçant dans un entrepôt désaffecté de Gifi, dont le toit s'est effondré. Le bâtiment voisin, en chantier par Brangé, a également subi des dommages. Les autorités ont fermé plusieurs rues annexes pour sécuriser les travaux, tandis que le chantier du stade a repris dès le jeudi matin, avec les sportifs de retour sur la piste malgré les dégâts.
Cet épisode météorologique violent, bien que sans victime, laisse des traces durables sur la communauté et les infrastructures, rappelant la puissance imprévisible des éléments naturels.



