L'Assemblée générale des Nations unies a adopté ce jeudi une résolution historique visant à renforcer la responsabilité des États face au changement climatique. Ce texte, porté par une coalition de pays vulnérables, a recueilli 143 voix pour, 7 contre et 15 abstentions. Il reconnaît explicitement que les émissions de gaz à effet de serre des États peuvent constituer une violation du droit international.
Une avancée majeure pour le droit climatique
La résolution, bien que non contraignante, marque une étape importante dans la reconnaissance juridique des obligations climatiques des États. Elle invite la Cour internationale de justice (CIJ) à rendre un avis consultatif sur les conséquences juridiques des émissions de gaz à effet de serre. Cet avis pourrait clarifier les obligations des États en matière de réduction des émissions et de réparation des dommages climatiques.
Les réactions internationales
Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a salué cette adoption comme "un moment décisif pour la justice climatique". De nombreux pays en développement, particulièrement exposés aux impacts du réchauffement, ont exprimé leur satisfaction. En revanche, les grands émetteurs comme les États-Unis, la Chine et l'Arabie saoudite ont voté contre, estimant que cette résolution pourrait créer des précédents juridiques problématiques.
Les implications pour les États
Si l'avis de la CIJ venait à confirmer que les émissions de gaz à effet de serre constituent une violation du droit international, les États pourraient être tenus responsables des dommages causés. Cela ouvrirait la voie à des actions en justice de la part de pays ou de communautés affectés par le changement climatique. Les experts juridiques estiment que cela pourrait renforcer les contentieux climatiques déjà en cours dans plusieurs juridictions nationales.
Un processus long mais prometteur
La demande d'avis consultatif à la CIJ est le début d'un processus qui pourrait prendre plusieurs années. Cependant, cette résolution envoie un signal fort : la communauté internationale reconnaît de plus en plus que le changement climatique n'est pas seulement un défi environnemental, mais aussi une question de justice et de droit. Les prochaines étapes dépendront de la rapidité avec laquelle la CIJ rendra son avis et de la manière dont les États l'intégreront dans leurs politiques.



