Lot-et-Garonne : la décrue s'amorce mais la vigilance reste de mise
Le département du Lot-et-Garonne demeure en proie à des inondations persistantes, avec la Garonne toujours en crue. Lors d'un point de crise ce lundi matin, le préfet Bruno André a indiqué que le niveau du fleuve connaissait une lente baisse, mais que la situation restait préoccupante. À Agen, le fleuve atteint 5,95 mètres, tandis qu'à Tonneins et Marmande, les niveaux sont respectivement de 9,05 mètres et 9,37 mètres, cette dernière localité restant en vigilance rouge.
Un nouveau pic de crue attendu en milieu de semaine
Malgré cette décrue amorcée, les autorités appellent les habitants à ne pas relâcher leur attention. En effet, des précipitations en cours et annoncées dans les départements dont les rivières alimentent la Garonne, comme le Tarn et l'Aveyron, pourraient provoquer un nouveau pic de crue. Le préfet Bruno André a précisé que ce pic, attendu entre mercredi et jeudi, serait moins fort que celui du week-end dernier, mais nécessite tout de même une préparation accrue.
Des conséquences humaines et matérielles significatives
Les impacts de ces intempéries sont considérables :
- 1 600 personnes n'ont toujours pas pu regagner leur domicile en ce début de semaine.
- Elles sont accueillies dans deux centres d'urgence situés à Aiguillon et au Mas-d'Agenais.
- 27 routes sont coupées, entravant les déplacements dans la région.
- Environ 500 agents sont mobilisés sur le terrain pour gérer la crise.
Le préfet a comparé cette crue à des événements passés, la jugeant plus forte que celle de 2021, mais moins que celle de 1981. Il a souligné que les exercices réalisés depuis quarante ans permettent aujourd'hui une meilleure préparation et une observation plus facile de la crise.
Pannes d'électricité et dégâts agricoles
Les infrastructures sont également touchées :
- 7 500 foyers sont toujours privés d'électricité suite à la tempête.
- Enedis a déployé des renforts venus de Bretagne, d'Auvergne et de Normandie pour rétablir le réseau au plus vite.
Sur le plan agricole, les dégâts sont substantiels. Le préfet Bruno André a prévu de visiter plusieurs exploitations agricoles touchées, accompagné d'élus de la Chambre d'agriculture. Des serres et des cultures d'hiver ont été particulièrement affectées. Face à cette situation, la Chambre d'agriculture a déjà sollicité la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour obtenir des aides financières.
En résumé, si la décrue offre un léger répit, les autorités restent sur le qui-vive, anticipant un nouveau pic de crue et continuant à gérer les conséquences immédiates de ces inondations exceptionnelles.



