Crues dans les Landes : la Midouze et l'Adour toujours en vigilance orange
Landes : crues en cours, vigilance orange maintenue

Landes : après les pluies diluviennes, la menace des crues persiste

Si les précipitations ont finalement cessé sur le département des Landes ce mardi 17 février 2026, la situation hydrologique reste extrêmement préoccupante. Les cours d'eau principaux, la Midouze et l'Adour, sont toujours en vigilance orange pour crues, avec des niveaux qui continuent de grimper dangereusement.

Un épisode pluvieux exceptionnel

Le département a subi un épisode météorologique remarquable en ce début de semaine. En un peu plus de 24 heures, certaines zones, comme le secteur de Magescq, ont reçu près de 100 millimètres de pluie, soit l'équivalent d'un mois de précipitations. Les secteurs de Dax et de la côte sud ont également été fortement arrosés, saturant les sols et gonflant les rivières.

Bien que le ciel se soit éclairci, le temps nécessaire à l'évacuation naturelle de ces volumes d'eau considérables reste une préoccupation majeure pour les autorités et les habitants.

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La Midouze et l'Adour sous haute surveillance

Le bassin de la Midouze est particulièrement surveillé. À Mont-de-Marsan, la rivière a franchi la barre symbolique des 5 mètres (5,09 mètres relevés à 8h35). Les services de prévision, Vigicrues, anticipent un pic de crue en fin de journée, avec des niveaux qui pourraient dépasser ceux de la crue de 2014.

La situation est tout aussi tendue en amont et en aval :

  • À Campagne, la Midouze a atteint 5,29 mètres en début de matinée.
  • À Tartas, le niveau était de 3,23 mètres et continuait sa progression. Une première maison a dû être évacuée dans cette commune dès le lundi 16 février. Des passerelles ont été installées dans les rues pour faciliter la circulation des résidents.

Du côté de l'Adour, les niveaux sont également alarmants. À Pontonx-sur-l'Adour, la rivière est montée à 4,76 mètres, dépassant déjà la cote de la crue de juin 2018. Elle n'est plus qu'à une dizaine de centimètres du niveau record de janvier 2018.

À Dax, l'Adour est mesurée à 4,84 mètres, égalant le pic de juin 2018. Le maximum de crue est attendu pour la fin de matinée ou le milieu d'après-midi. À Saint-Vincent-de-Paul, la cote atteignait 6,68 mètres ce mardi matin.

Un réseau routier fortement impacté

Les conséquences de la tempête Nils et de la montée des eaux sont visibles sur tout le territoire. Selon le dernier pointage du service des routes du Département, établi lundi soir à 19 heures, une soixantaine de routes étaient fermées.

Les causes sont multiples : inondations, chutes d'arbres, ou surtout des câbles électriques ou de fibre optique arrachés qui obstruent la chaussée, nécessitant l'intervention des services d'Enedis. Parmi les axes coupés, on trouve :

  • La RD 392 entre Lucbardez et Canenx.
  • La RD 354 à Arthez-d'Armagnac / Saint-Justin.
  • La RD 35 entre Créon-d'Armagnac et le carrefour RD-11.
  • La RD 652 à Lit-et-Mixe.
  • La RD 924 près de l'Intermarché de Saint-Sever en agglomération.
  • La RD 42 à Pontonx après le bourg.

De plus, une vingtaine d'autres routes sont placées sous surveillance renforcée dans les secteurs de Labouheyre, Escource, Castets, Morcenx, Pontenx-les-Forges et Mimizan, en raison de fossés qui débordent ou de risques d'affaissements.

Quelques lueurs d'espoir localisées

Malgré ce tableau général inquiétant, quelques signes positifs sont à noter. Le Midou a entamé sa décrue à Bougue et Villeneuve-de-Marsan. De même, le petit coutchon à Roquefort voit son niveau baisser. Ces évolutions favorables, bien que localisées, laissent espérer un retour progressif à la normale dans les prochaines heures, même si la vigilance reste de mise sur l'ensemble du département.

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