Inondations historiques en France après un hiver exceptionnellement pluvieux
Inondations historiques en France après hiver très pluvieux

Un hiver sous le signe des pluies diluviennes et des inondations majeures

La France a connu un hiver 2025-2026 particulièrement éprouvant, marqué par des précipitations exceptionnelles et des crues dévastatrices. Selon le bilan publié par Météo-France le mercredi 4 mars 2026, cette saison restera dans les annales comme celle d'une France sous les pluies intenses, battue par des tempêtes successives et traversée par des inondations majeures.

Des cours d'eau en crue et des territoires submergés

Les conséquences de ces intempéries ont été dramatiques sur le terrain. À Saintes, en Charente-Maritime, la Charente a débordé de son lit, provoquant l'inondation de plus d'un millier de maisons. Les eaux ont d'abord gagné les prés avant de submerger les routes et les centres-bourgs, créant des scènes de désolation.

La situation était tout aussi critique ailleurs en France. À Angers, la Maine est sortie de son lit, tandis que sur la Garonne, entre Tonneins dans le Lot-et-Garonne et Cadillac en Gironde, le fleuve a repris ses droits de manière spectaculaire. Les sols, gorgés d'eau après des semaines de précipitations, ont considérablement ralenti le processus de décrue, prolongeant les difficultés pour les populations touchées.

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Des records de pluviométrie historique

Février 2026 a marqué un tournant décisif dans cette saison déjà très humide. Selon Christine Berne, climatologue à Météo-France, ce mois est entré dans la catégorie de l'exceptionnel. Avec des cumuls de précipitations équivalant à deux fois la normale, février 2026 devient le mois de février le plus pluvieux jamais enregistré depuis le début des mesures en 1959, dépassant ainsi le précédent record établi en 1970.

Sur l'ensemble de l'hiver 2025-2026, l'excédent pluviométrique atteint un impressionnant 35 %, classant cette saison au huitième rang des hivers les plus arrosés de l'histoire météorologique française. Les précipitations ont été particulièrement intenses et fréquentes sur une grande partie du territoire.

Une pluviométrie quasi quotidienne et étendue

De la Bretagne à la façade atlantique, jusqu'au pourtour méditerranéen, il a plu plus d'un jour sur deux, et parfois même plus de deux jours sur trois. Christine Berne souligne que les pluies ont été quasi quotidiennes à partir de janvier, avec une séquence remarquable de quarante jours consécutifs de précipitations, établissant ainsi un record historique de persistance pluvieuse.

Cette situation météorologique exceptionnelle, amplifiée par la tempête Nils qui a frappé le pays le 24 février 2026, a mis en lumière la vulnérabilité de nombreux territoires face aux phénomènes climatiques extrêmes. Les images de la Charente en crue à Saintes, capturées par CHRISTOPHE ARCHAMBAULT/AFP, témoignent de l'ampleur des dégâts subis par les communes riveraines.

Alors que la France commence à panser ses plaies, les experts climatiques s'interrogent sur la récurrence possible de tels événements dans un contexte de changement climatique global. Les données collectées par Météo-France durant cet hiver hors norme fourniront des éléments précieux pour mieux comprendre et anticiper ces phénomènes météorologiques extrêmes à l'avenir.

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