La France sait gérer la dissuasion nucléaire, mais pas les épisodes caniculaires. Tel est le constat amer dressé par un éditorial de Libération ce lundi. Alors que le pays est confronté à une vague de chaleur précoce et intense, l'État semble une fois de plus pris au dépourvu.
Un paradoxe français
Le journal souligne le contraste saisissant entre la maîtrise technologique et stratégique dont fait preuve la France dans le domaine nucléaire et son incapacité à anticiper et gérer les crises climatiques. « Nous savons dissuader des puissances ennemies, mais nous ne savons pas protéger nos concitoyens d'un thermomètre qui s'affole », ironise l'éditorialiste.
Des canicules à répétition
Les épisodes caniculaires se multiplient sous l'effet du dérèglement climatique. Pourtant, les mesures d'adaptation restent insuffisantes. Les hôpitaux sont saturés, les écoles mal équipées, et les villes manquent d'îlots de fraîcheur. « Chaque été, c'est le même scénario : on découvre avec effroi que les infrastructures ne sont pas adaptées », regrette le texte.
Un appel à la mobilisation
L'éditorial appelle à une prise de conscience collective et à des investissements massifs dans l'adaptation au changement climatique. Il rappelle que la canicule de 2003 avait déjà fait 15 000 morts en France, et que les vagues de chaleur seront de plus en plus fréquentes et intenses. « Il est temps de mettre autant d'énergie dans la lutte contre le réchauffement que dans la défense de notre arsenal nucléaire », conclut-il.
Cet article de Libération invite à réfléchir sur les priorités nationales et sur l'urgence d'une politique climatique ambitieuse.



