Une semaine après Nils, 2 000 foyers toujours privés d'électricité dans les Landes
Une semaine après le passage dévastateur de la tempête Nils, qui a frappé les Landes dans la nuit du 11 au 12 février 2026, 2 000 foyers restent privés d'électricité ce mercredi 18 février à 20 heures. Alors que la tempête Pedro menace à son tour le département, les équipes d'Enedis poursuivent leur mobilisation pour réalimenter les habitations impactées.
Des dégâts considérables et une intervention massive
Les violentes bourrasques de Nils ont provoqué d'importants dégâts, avec des chutes d'arbres et des lignes électriques arrachées. Au plus fort de l'épisode, 110 000 foyers ont été privés d'électricité. Depuis, 400 techniciens arpentent le département pour rétablir le réseau. À Labatut, par exemple, une équipe travaille ce mercredi sur une ligne basse tension alimentant quatre foyers, où un arbre s'est écrasé sur le réseau lors de la tempête.
Vivien Sallier, interlocuteur privilégié des collectivités territoriales Ouest Landes chez Enedis, décrit une « course contre la montre ». « Aujourd'hui, il est très difficile de se passer d'électricité. Nous sommes conscients qu'il faut intervenir le plus rapidement possible », explique-t-il. L'engagement d'Enedis est de réalimenter 90 % des foyers impactés dans les quarante-huit heures.
Moyens déployés et défis logistiques
Pour faire face, Enedis mobilise d'importants moyens, dont des Forces d'Intervention Rapide en Électricité (FIRE), créées après la tempête Klaus en 2009 et capables d'opérer en autonomie. Vivien Sallier note que les délais d'intervention ont été « beaucoup plus rapides » qu'il y a dix-sept ans. L'objectif est de réalimenter toutes les poches importantes de foyers coupés en basse tension d'ici vendredi soir, et les hameaux isolés d'ici dimanche soir.
Cependant, les conditions climatiques ont « énormément ralenti » les équipes en début de semaine. Les sols détrempés compliquent l'accès, et les arbres chutent plus facilement. Parfois, les techniciens doivent même solliciter des agriculteurs pour sortir leurs véhicules embourbés. Des hélicoptères sont parfois utilisés pour établir un diagnostic précis.
La question de l'enfouissement des lignes
Interrogé sur l'enfouissement des lignes pour éviter de tels désagréments, Vivien Sallier estime que cette solution « ne répond pas à tout ». Dans les Landes, 70 % des lignes sont enterrées (contre 50 % nationalement), mais dans les zones inondables, cela pose problème. « L'identification des pannes souterraines est plus longue et plus coûteuse », souligne-t-il. Enedis analyse chaque année les incidents pour trouver un équilibre entre lignes aériennes et enterrées.
L'arrivée imminente de la tempête Pedro
Alors que la tempête Pedro s'apprête à frapper les Landes, les équipes d'Enedis restent sur le qui-vive. « Nous allons suivre cela avec attention », assure Vivien Sallier. Le risque de voir des lignes réparées à nouveau arrachées est une éventualité à laquelle tous se préparent. La priorité reste de réalimenter les foyers, même si la reconstruction à l'identique n'est pas l'objectif immédiat.
Cette mobilisation illustre les défis posés par les aléas climatiques croissants et la nécessité d'adapter les infrastructures électriques pour garantir la résilience des territoires.



