Pour la première fois de la saison, deux départements sont placés en niveau de danger feux très élevé par Météo-France : les Deux-Sèvres et la Haute-Garonne. L'organisme météorologique appelle à la prudence, rappelant que 9 feux sur 10 sont d'origine humaine et souvent liés à une imprudence.
Un niveau d'alerte inédit pour la saison
Si les alertes canicule ou inondation sont courantes, la météo des forêts est moins médiatisée. Pourtant, elle indique un niveau de danger établi à partir des prévisions météorologiques et de l'état de sécheresse de la végétation. Quatre niveaux existent : danger faible (vert), modéré (jaune), élevé (orange) et très élevé (rouge). Le passage en rouge pour ces deux départements en cette fin juin est donc critique.
Selon les situations locales, les mairies et préfectures peuvent restreindre l'accès aux zones exposées et certaines activités. Il est recommandé de se renseigner sur le site Internet de chaque préfecture.
Des incendies déjà actifs dans plusieurs départements
L'Allier, le Maine-et-Loire et le Lot-et-Garonne sont actuellement touchés par des incendies qui se propagent aux zones boisées, favorisés par des températures extrêmes pour la saison. Le responsable des pompiers de l'Allier déclare : « C'est inédit pour nous d'être confrontés ici à des conditions extrêmes dès le mois de juin. On était plutôt préservés jusque-là, mais ce n'est plus le cas. »
Pourtant, l'Allier ne figure pas parmi les 52 départements particulièrement exposés aux risques de feux de forêt, définis par un arrêté de classement paru en avril, selon Christophe Chantepy, expert en défense des forêts contre l'incendie à l'Office national des forêts (ONF). Mais toutes les conditions sont « réunies » pour des « catastrophes », selon le directeur des pompiers de l'Allier : température caniculaire, vent propageant les flammes et faible taux d'humidité.
Aucun département à l'abri
« En France, aujourd'hui, aucun département ne peut être considéré comme "à l'abri" d'un incendie de forêt », affirme Christophe Chantepy. Et la liste des départements à risque « s'étoffe chaque année ». Cette situation n'est plus l'apanage des seuls départements méditerranéens au climat plus sec.



