Cyclone Gezani à Madagascar : bilan humain et matériel catastrophique
Cyclone Gezani : bilan lourd à Madagascar et Mozambique

Cyclone Gezani : un bilan dramatique à Madagascar et au Mozambique

Le cyclone tropical Gezani a laissé derrière lui une traînée de destruction et de deuil après avoir frappé violemment la région nord-est de Madagascar, il y a six jours. Selon un bilan officiel actualisé lundi 16 février 2026, au moins 59 personnes ont perdu la vie et 15 sont portées disparues suite à cet événement climatique extrême. La ville de Toamasina, deuxième agglomération de Madagascar avec environ 400 000 habitants, a été particulièrement touchée, enregistrant la majorité des victimes.

Des dégâts matériels considérables

Les conséquences du passage de Gezani sont immenses sur le plan matériel. Les autorités rapportent que plus de 800 habitants ont été blessés et que 16 000 personnes ont dû abandonner leurs foyers. L'habitat a subi des dommages sévères : environ 25 000 cases ont été entièrement détruites, tandis que 27 000 autres ont été inondées. Le secteur éducatif n'a pas été épargné, avec plus de 200 salles de classe partiellement ou totalement détruites, perturbant gravement la scolarité des enfants.

Une situation humanitaire critique

Les images de l'Agence France-Presse montrent des rues du centre-ville de Toamasina encore submergées par des eaux boueuses et encombrées de débris. Dans ce contexte de crise, une école primaire a été transformée en refuge et en centre d'aide, où des habitants font la queue pour recevoir de la nourriture. Des soignants procèdent également à des tests de dépistage du paludisme sur les enfants, soulignant les risques sanitaires accrus. Le Programme alimentaire mondial a alerté sur la précarité de la situation, indiquant que la ville fonctionne avec seulement 5 % de son approvisionnement en électricité et sans eau courante.

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Le cyclone poursuit sa route vers le Mozambique

Après avoir dévasté Madagascar, le cyclone Gezani a poursuivi sa trajectoire vers le Mozambique ce week-end. Même en restant à 50 km des côtes, il a provoqué la mort de quatre personnes et causé des dégâts significatifs dans la région d'Inhambane, une ville côtière du sud comptant environ 100 000 habitants. Cet épisode rappelle la vulnérabilité des zones côtières face aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Un contexte de cyclones répétés

Madagascar subit une série de catastrophes naturelles, avec deux cyclones en moins d'un mois. Début février, le cyclone tropical Fytia avait déjà frappé le nord-ouest du pays, faisant au moins sept morts et plus de 20 000 déplacés. Le pape Léon XIV a exprimé ses pensées pour la population malgache touchée par ces événements consécutifs, lors de sa prière dominicale à Rome.

Mobilisation internationale

Face à l'urgence, la communauté internationale se mobilise. La Chine a offert une aide non remboursable de 100 millions de yuans, soit environ 12 millions d'euros, à Madagascar. De son côté, la France a annoncé l'envoi de vivres, de sauveteurs et de pompiers depuis La Réunion, située à environ un millier de kilomètres. Ces efforts visent à soutenir les populations sinistrées et à atténuer les souffrances dans cette période difficile.

La reconstruction s'annonce longue et complexe, alors que les habitants de Toamasina et des régions avoisinantes tentent de retrouver une vie normale après le passage dévastateur du cyclone Gezani.

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