Alors qu'une vague de chaleur extrême s'abat sur la France depuis le 22 juin 2026, les températures dépassent 30 °C, voire 35 °C dans de nombreuses écoles. Alexandre Florentin, cofondateur du mouvement citoyen Demain 50 °C, et Amaury Fievez, expert en adaptation scolaire aux canicules, lancent un appel urgent aux maires, préfets et institutions pour organiser des refuges frais à proximité des établissements.
Une situation critique dans les classes
Selon les témoignages recueillis par Demain 50 °C, des enfants souffrent d'épuisement, de saignements de nez ou de vomissements à cause de la chaleur. Les enseignants sont épuisés et les parents désemparés, ne sachant s'ils doivent envoyer leurs enfants à l'école ou les garder chez eux. Les bâtiments scolaires, mal isolés et sans protections solaires efficaces, accumulent la chaleur le jour et ne sont pas ventilés la nuit, aggravant la situation.
Les auteurs rappellent que des solutions simples comme l'achat de ventilateurs, la pose de couvertures de survie sur les fenêtres ou l'organisation de classes en extérieur ont été mises en place par des communautés éducatives, mais souvent sans consignes claires et parfois bloquées par des considérations esthétiques ou réglementaires.
Une réponse de crise nécessaire
Florentin et Fievez estiment que l'école doit être pensée comme une mission de protection. Ils comparent la situation à la gestion du Covid-19, où des gymnases et autres bâtiments avaient été transformés en quelques jours. Ils demandent aux maires d'identifier les écoles les plus exposées et d'organiser des lieux de repli frais : églises, bibliothèques, musées, bâtiments municipaux climatisés, sous-sols adaptés, gymnases, salles associatives.
Ils interpellent également les préfets pour coordonner l'ouverture gratuite des lieux climatisés recevant du public, les diocèses pour accepter l'usage des églises comme refuges climatiques, les collectivités pour armer ces lieux (signalétique, eau, encadrement, transports) et les entreprises pour ouvrir leurs bureaux climatisés aux enfants de leurs salariés.
Une obligation morale et républicaine
Les auteurs soulignent que l'inaction est inacceptable. Ils appellent à sortir du déni et à agir avec les moyens disponibles, même imparfaits. « Protéger les enfants face aux canicules n’est pas une option technique. C’est une obligation morale, sanitaire et républicaine », écrivent-ils. Ils dénoncent le décalage entre les discours sur la sécurité climatique et la réalité vécue par les enfants, les familles et les enseignants.
Cette tribune, publiée le 23 juin 2026, est signée par Alexandre Florentin et Amaury Fievez, avec le soutien des parents d'élèves membres de Demain 50 °C.



