Canicule juillet 2026 : 1.243 décès excédentaires, bilan provisoire de 7.300 morts
Canicule juillet : 1.243 décès excédentaires, 7.300 morts en 2026

Santé publique France a annoncé mercredi que la France a enregistré 1.243 décès excédentaires entre le 3 et le 22 juillet 2026, portant à 7.300 le bilan provisoire des victimes des fortes températures cette année. Cette deuxième vague de chaleur de l'été, moins meurtrière que celle de fin juin, s'ajoute aux 5.764 décès excédentaires recensés du 17 au 30 juin, ainsi qu'aux 300 morts du premier épisode caniculaire de mai.

Les personnes âgées particulièrement vulnérables

Près de trois quarts des décès en excès concernent les personnes âgées de 75 ans et plus, a précisé le ministère de la Santé. Toutefois, ces décès ont touché toutes les classes d'âge à partir de celle des 45 ans et plus. Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de Santé publique France, a indiqué lors d'un point presse que cet épisode caniculaire a été moins intense mais remarquable par sa durée et son étendue territoriale, puisque 78 départements ont été concernés, soit près de 80 % de la population hexagonale.

Disparités régionales et lieux de décès

Toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité de toute cause, à l'exception de la Corse, dont la population a été exposée de manière moins intense à la chaleur sur la période, a précisé Sébastien Denys. La région Pays-de-la-Loire a été la plus touchée, avec 236 décès en excès.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Si les décès toutes causes ont augmenté dans tous les types de lieux, y compris les établissements hospitaliers et les maisons de retraite ou Ehpad, un signal assez notable a été observé à domicile, détaille l'agence. Cette estimation se base sur les certificats de décès remontés jusqu'à la date du mardi précédant l'annonce, qui comprennent environ 80 % de l'ensemble des certificats de décès remontés au cours de cette période, selon Sébastien Denys.

Un bilan temporaire dans un contexte politique tendu

La vague de chaleur de juin, d'une précocité et d'une durée inédite de 16 jours, a été plus intense que la canicule d'août 2003, qui avait causé 15.000 morts. Elle avait affecté presque toute la population hexagonale et a été suivie par une deuxième vague en juillet. La vague de chaleur actuelle, qui a débuté fin juillet, est d'ores et déjà la deuxième plus longue jamais enregistrée dans le pays, a annoncé mercredi Météo-France.

Depuis la publication des premiers chiffres, qui progressivement s'affinent, les bilans de mortalité des périodes de fortes chaleurs de 2026 ont alimenté une âpre bataille politique, le gouvernement se voyant accusé d'impréparation par les oppositions. Un bilan définitif sera publié en octobre.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale