Pluies historiques en France : 40 jours consécutifs, des sols saturés et des communes sinistrées
40 jours de pluie en France : records d'humidité et catastrophes naturelles

Une série pluvieuse historique s'interrompt enfin en France

Une période exceptionnelle de précipitations vient de prendre fin sur le territoire français. Après quarante jours consécutifs de pluies, une durée jamais enregistrée depuis le début des mesures météorologiques en 1959, le ciel s'est enfin dégagé le 23 février 2026. Cette accalmie est particulièrement attendue dans les régions de l'ouest, où les cours d'eau comme la Loire et la Charente restent sous vigilance orange pour risques de crues sur certaines portions de leur parcours.

Des conséquences dramatiques pour les territoires

Les services de l'État ont déjà reconnu près de 300 communes en état de catastrophe naturelle, tandis que 270 autres municipalités ont déposé des demandes officielles auprès des autorités. Les images d'un agriculteur dans son champ de choux inondé à Saint-Méloir-des-Ondes, en Ille-et-Vilaine, illustrent parfaitement l'ampleur des dégâts subis par le monde agricole et les infrastructures.

Des records d'humidité des sols inquiétants

Selon les données de Météo France, la Bretagne et les Pays de la Loire enregistrent des niveaux d'humidité des sols records pour une fin février. Cette situation est d'autant plus remarquable que l'hiver avait débuté avec une pluviométrie déficitaire sur la majeure partie du territoire, à l'exception notable du pourtour méditerranéen.

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Des cumuls de précipitations exceptionnels

Depuis le début de l'année 2026, les précipitations se sont accumulées de manière particulièrement intense dans l'ouest de la France. En Nouvelle-Aquitaine, par exemple, environ 675 millimètres de pluie ont été enregistrés entre septembre 2025 et le 24 février 2026. Ce chiffre dépasse déjà les 619 millimètres cumulés en moyenne à la fin du mois de mars, période qui marque habituellement la fin de la recharge des nappes phréatiques.

En Bretagne, la situation est encore plus marquée avec quelque 782 millimètres relevés, contre une moyenne de 654 millimètres habituellement observée fin mars. Ces données confirment le caractère exceptionnel de cet épisode pluvieux et ses conséquences durables sur les écosystèmes et les activités humaines.

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