Le risque de sécheresse cet été n'est pas à écarter, mais le niveau des nappes phréatiques est « globalement satisfaisant », selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Dans son dernier bulletin, le BRGM indique que le déficit de pluie d'avril a entraîné une légère baisse des niveaux. Au 1er mai, un tiers des nappes étaient en dessous de la normale, tandis que les deux tiers restants se situent dans la normale ou sont excédentaires, grâce à un hiver très arrosé.
Un cru 2026 légèrement plus dégradé que l'an dernier
Cette année, la situation est légèrement plus dégradée que l'an dernier, notamment en raison d'un manque de pluie persistant depuis le mois de mars. En avril, le déficit de précipitations à l'échelle du pays atteignait près de 70 % par rapport aux normales, selon Météo-France. Ce déficit a suffi à faire baisser les réserves les plus réactives, d'autant que les besoins en eau, notamment pour l'agriculture, ont augmenté.
Un été encore très incertain
À l'échelle nationale, l'été reste incertain. L'évolution des pluies dans les prochaines semaines et le niveau des prélèvements liés à l'activité humaine, comme l'agriculture ou l'industrie, seront déterminants. Les prévisions de Météo-France pour la période de mai à juillet indiquent une probabilité accrue de températures supérieures aux normales et une incertitude sur les précipitations. Cette situation pourrait limiter l'infiltration en profondeur de l'eau dans les nappes, avec des risques de restriction d'eau.
Sur le plan mondial, des scientifiques alertent sur un risque accru de grands incendies pour l'année. Plus de 163 millions d'hectares ont déjà brûlé depuis le début de l'année, soulignant l'urgence de la situation.



