Le service maternité du Centre hospitalier de la Dracénie (CHD) a obtenu cette semaine le label Très haute qualité sanitaire, sociale et environnementale (THQSE) mention « or », récompensant une démarche exemplaire de lutte contre les perturbateurs endocriniens et d'amélioration des soins.
Une certification exigeante
Pour décrocher ce label, l'ensemble des pratiques du service a été repensé, y compris la politique d'achat de l'établissement. Olivier Toma, fondateur de l'agence Primum Non Nocere qui a accompagné le CHD dans cette démarche, explique : « Cela se traduit par une moindre exposition aux risques chimiques ou liés aux perturbateurs endocriniens, présents dans l'eau, l'air, les médicaments, les dispositifs médicaux ou l'alimentation. »
Des changements concrets
De nombreuses pratiques ont été modifiées pour améliorer la qualité de vie à la maternité. Parmi elles : l'utilisation de la vapeur pour le nettoyage plutôt que des produits contenant des perturbateurs, et le recours à l'eau et au savon en remplacement de certains antiseptiques. Les jeunes parents bénéficient également de conseils personnalisés de la part du personnel soignant.
Sensibilisation des parents
Julie Kozik, cadre sage-femme, précise : « Nous sensibilisons les parents à préserver un environnement sain pour le bébé, avant l'accouchement et pendant les 1 000 premiers jours de sa vie. » Les conseils portent sur le choix de jouets en bois plutôt qu'en plastique, le lavage des textiles, ou encore les avantages du lait maternel.
Un engagement collectif
Karine Ferrando, référente développement durable du CHD, ainsi que les sages-femmes Isabelle Pilandon, Karine, Sandrine et Caroline, auxiliaire de puériculture, soulignent que ce label est « le reflet d'un engagement de tout l'établissement pour la qualité des soins ». Le directeur du CHD, Ludovic Voilmy, annonce déjà l'objectif suivant : « Chercher la labellisation de l'ensemble de l'établissement. »



