L'île grecque de Gyaros, dans les Cyclades, autrefois tristement célèbre pour sa prison, est devenue un véritable sanctuaire de biodiversité. Selon une étude récente, elle abrite désormais une population importante de phoques moines de Méditerranée, une espèce en voie de disparition, ainsi que des dauphins et de nombreux oiseaux marins. Ce havre de paix est le résultat direct de l'absence d'activité humaine sur l'île depuis la fermeture de la prison.
Un passé carcéral, un présent naturel
Gyaros a servi de lieu d'exil et de prison pendant des décennies, notamment sous la junte militaire grecque (1967-1974). Les prisonniers y étaient détenus dans des conditions extrêmement dures. Après la fermeture du camp, l'île a été abandonnée, et la nature a progressivement repris ses droits. Aujourd'hui, elle est considérée comme l'une des zones marines les plus préservées de Méditerranée.
Une biodiversité exceptionnelle confirmée par les scientifiques
Une équipe de scientifiques de l'Université de Patras et de l'ONG environnementale WWF Grèce a mené une expédition en 2025 pour inventorier la faune et la flore de l'île. Leurs résultats, publiés en août 2026, confirment la présence d'une colonie de phoques moines, une espèce classée en danger critique d'extinction par l'UICN. Les chercheurs ont également recensé des dauphins, des oiseaux marins et une flore endémique remarquable.
Un avenir protégé
Fort de ce constat, le gouvernement grec a décidé de créer un parc marin autour de Gyaros. Cette décision, annoncée en juillet 2026, vise à protéger durablement cet écosystème unique. Le parc s'étendra sur plusieurs milliers de kilomètres carrés et sera géré en collaboration avec les autorités locales et les associations de protection de l'environnement.
La transformation de Gyaros est un exemple frappant de la résilience de la nature lorsque l'homme cesse de perturber un écosystème. Alors que la Grèce s'engage dans la transition écologique, cette île pourrait devenir un modèle de conservation marine en Méditerranée.



