Biodiversité : des scientifiques contestent les chiffres alarmistes du WWF
Biodiversité : des scientifiques contestent les chiffres du WWF

Des chiffres alarmistes promus par des associations environnementales et abondamment repris dans les médias. Selon le WWF, par exemple, en seulement cinquante ans, la taille moyenne des populations d’animaux vertébrés sauvages aurait chuté de 73 %. Mais deux éminents scientifiques, John L. Gittleman et Stuart Pimm, nuancent sérieusement cette vision d'un déclin irrémédiable de la biodiversité.

Des carrières consacrées à la biodiversité

Dans un article paru dans la revue Proceedings of the Royal Society B et dans un autre plus grand public pour la revue Foreign Policy, les deux universitaires contestent ces « gros titres alarmistes » qui « occultent les avancées en matière de conservation et de biodiversité ». John L. Gittleman et Stuart Pimm ont pourtant consacré leur carrière à ce sujet. Le premier est professeur émérite en biodiversité et écologie des maladies à l'université Duke et doyen émérite de l’université de Géorgie. Le second est titulaire de la chaire Doris Duke en conservation à la Nicholas School of the Environment de l’université Duke.

Une critique des données du WWF

Pour L'Express, ils expliquent pourquoi les données mises en avant par le WWF ou d'autres organisations maltraitent non seulement la science, mais ne servent pas la cause environnementale. Ils saluent aussi la prise de parole de Charles III face à Donald Trump. Dans cet entretien, ils répondent à la question : pourquoi ne faut-il pas être trop catastrophiste au sujet de la biodiversité ?

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les deux scientifiques soulignent que les indicateurs utilisés par le WWF, comme l'Indice Planète Vivante, mesurent des déclins moyens qui peuvent masquer des variations importantes entre espèces et régions. Certaines populations augmentent grâce aux efforts de conservation, tandis que d'autres diminuent. Ils estiment que ces chiffres alarmistes risquent de décourager le public et les décideurs, alors que des succès existent, comme le rétablissement de certaines espèces menacées.

Ils appellent à une communication plus nuancée, qui reconnaît à la fois les défis et les progrès. Selon eux, la science de la conservation doit s'appuyer sur des données robustes et éviter les généralisations hâtives. Enfin, ils se félicitent de l'engagement du roi Charles III en faveur de l'environnement, notamment face aux positions climatosceptiques de Donald Trump.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale