Dans le quartier du Puits-de-Calès, un nouveau terrain d’étude de la biodiversité a vu le jour pour les élèves. L’aire terrestre éducative (ATE) du Puits-de-Calès permet aux élèves d’étudier la biodiversité directement sur le terrain, en extérieur. Ce lundi 1er juin, l’école du Puits-de-Calès et les élèves de première spécialité SVT du lycée Jean-Vigo ont inauguré la première aire terrestre éducative de Millau. Cet espace naturel est dédié à l’observation et à la préservation de la faune et de la flore locales.
Apprendre à protéger la nature sur le terrain
L’objectif de cette aire terrestre éducative est clair : permettre aux élèves de travailler en extérieur sur les enjeux liés à la biodiversité. Située entre la rue des Comtes-de-Toulouse et la rue de Peyre, la parcelle s’étend sur près d’un hectare. La partie haute a conservé son caractère sauvage, tandis que la partie basse accueille une plantation de noyers. Ce site, préservé de toute construction, offre un cadre idéal pour l’apprentissage pratique.
Un projet commun entre l’école et le lycée
Après avoir parcouru le quartier à la recherche d’un site adapté l’an dernier, les équipes de l’école du Puits-de-Calès ont repéré cet espace vert avant de porter le projet auprès de la municipalité. « Nous avons la chance de disposer d’un terrain communal préservé de toute construction », se réjouit Vincent Dutheil, directeur de l’école. Dans le contexte des travaux engagés au lycée Jean-Vigo, qui doivent se poursuivre pendant plusieurs années, Elena Rigal, professeure de SVT, a saisi l’occasion de développer un projet commun entre les deux établissements. « L’objectif était de disposer d’un lieu accessible à pied depuis le lycée afin de pouvoir travailler en extérieur », explique l’enseignante.
Le projet bénéficie d’un financement de 9 000 euros de la part de l’Office français de la biodiversité (OFB). Cette aide permet notamment l’intervention du Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) du Rouergue ainsi que l’acquisition de matériel pédagogique.
Un laboratoire à ciel ouvert
Depuis plusieurs mois, les élèves mènent déjà des observations sur le site. Leur travail s’est notamment concentré sur le recensement des espèces animales et végétales présentes, des oiseaux aux insectes en passant par les différentes plantes. « Les jeunes ont réalisé des carnets d’observation avec des dessins et de courts textes explicatifs pour présenter chaque espèce recensée », explique Elena Rigal. Un panneau pédagogique a d’ailleurs été installé à l’entrée du site. Il présente les résultats des premiers inventaires réalisés par les lycéens ainsi que les illustrations produites par les écoliers.
À terme, les porteurs du projet espèrent étendre l’utilisation du site à d’autres classes du lycée, voire à d’autres établissements millavois, comme le collège Marcel-Aymard. Pour faciliter l’accès à la parcelle, les services municipaux ont aménagé un cheminement et un escalier sur la pente. Le site reste librement accessible au public, à condition de respecter certaines règles destinées à préserver cet espace naturel : les chiens y sont interdits et la cueillette y est proscrite.



