Un bilan dramatique pour les macareux du bassin d'Arcachon
Ce mardi 17 février, avant l'arrivée d'une nouvelle tempête prévue le lendemain, des agents du Parc naturel marin du bassin d'Arcachon (PNM) et de la ville de La Teste-de-Buch ont mené une opération de recensement sur les plages océanes. Ils ont parcouru environ 20 kilomètres de littoral, de la Corniche jusqu'à Biscarrosse, avec pour mission de comptabiliser les macareux échoués sur le sable.
Un chiffre effrayant qui s'ajoute aux précédents échouages
Le résultat de cette journée est particulièrement alarmant : pas moins de 1 205 cadavres de macareux ont été découverts sur les plages. Seuls trois oiseaux ont pu être recueillis vivants lors de cette opération. Ce bilan catastrophique vient s'ajouter aux 400 individus déjà comptabilisés les jeudi 12 et vendredi 13 février sur les plages de La Teste, ainsi qu'aux 120 autres retrouvés le vendredi 13 février au Cap Ferret, comme l'a précisé le PNM sur les réseaux sociaux.
Les tempêtes successives sont directement pointées du doigt comme cause principale de ces échouages massifs. Affaiblis par les conditions météorologiques extrêmes, les macareux n'ont pas pu s'alimenter correctement en mer. Épuisés, ils finissent par s'échouer sur les plages, incapables de reprendre leur vol.
Une situation qui dépasse les capacités des centres de soins
Tous les corps des oiseaux décédés ont été transportés vers des services d'équarrissage pour être traités. Parallèlement, le centre de soins de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) situé à Audenge se trouve dans une situation critique. Face à l'afflux exceptionnel de macareux nécessitant des soins, ce centre a atteint sa capacité maximale d'accueil.
La LPO lance donc un appel urgent à la mobilisation de bénévoles pour faire face à cette crise sans précédent. Les besoins sont multiples : soins aux oiseaux blessés, nettoyage des installations, et soutien logistique pour gérer cet afflux massif d'animaux en détresse.
Cette tragédie écologique met en lumière la vulnérabilité des populations d'oiseaux marins face aux phénomènes météorologiques extrêmes, de plus en plus fréquents dans le contexte du changement climatique. Les autorités locales et les associations de protection de la nature restent en alerte pour surveiller l'évolution de la situation sur le littoral aquitain.



