À Montpellier, un entrepreneur de 28 ans, Antoine Debreux, lance "Marius", un service de paniers bio et locaux. Pour l'instant, les paniers sont à récupérer au Café Bun, mais une livraison à domicile est prévue pour septembre. Proposés à 25 euros, ces assortiments hebdomadaires comprennent fruits, légumes et œufs, tous issus de producteurs situés à moins de 100 kilomètres de Montpellier, voire moins de 40 kilomètres pour le moment. Des recettes accompagnent chaque panier.
Un lancement prometteur
Le lancement officiel de Marius a eu lieu ce jeudi 7 mai au Café Bun, avec des inscriptions en ligne. Antoine Debreux annonce déjà 120 préinscriptions. Il prévoit de passer à la vitesse supérieure à la fin de l'été. "Pour l'instant, il n'y a qu'une offre jusqu'à fin août. En septembre, on envoie le pâté avec la livraison à domicile et plusieurs offres. Il y en aura à d'autres prix pour avoir la possibilité de choisir si tu es célibataire, en couple ou en famille", explique-t-il. L'entrepreneur envisage également de collaborer avec des boulangeries, des vignerons et des apiculteurs.
Un héritage familial
Pour Antoine, ce projet est aussi un héritage familial. "Mon grand-père était agriculteur. Je me dis que, s'il était encore là, il serait fier de moi", confie celui qui était auparavant commercial à Paris. Avant de se lancer, il a effectué des expériences en ferme et a dialogué avec des agriculteurs pour enrichir son offre. Il souhaite avant tout les soutenir. "Aujourd'hui, quand tu veux être agriculteur, ça ne suffit pas. Tu as envie de travailler dans la nature, de produire de la nourriture, mais tu dois faire plein d'autres choses, comme du marketing ou de la communication."
Un modèle économique équitable
Le prix de 25 euros a été fixé pour être accessible au plus grand nombre tout en garantissant une juste rémunération aux agriculteurs. "Je leur ai dit de me donner les prix qu'ils voulaient", précise Antoine. 60 % du tarif est redistribué aux fermiers, le reste servant à couvrir la logistique, les frais de roulement et une petite marge. Avec Marius, il ambitionne de démocratiser le bio. "Ce n'est pas un énième service pour les bobos. Je n'ai pas envie de créer un service pour les gens qui mangent déjà bio. Ils sont les bienvenus, mais c'est surtout pour élargir au grand public."
Une ambition simple, mais qui pourrait bien faire pousser plus que des légumes : une nouvelle manière de consommer local, sans se prendre la tête.



