Nîmes : quand le chef des cantines vient vérifier la qualité des repas à table
Dans les écoles de Nîmes, une initiative gastronomique et éducative prend forme chaque semaine. Les 7 000 écoliers qui déjeunent à la cantine bénéficient désormais d'un menu végétarien hebdomadaire, soigneusement élaboré pour garantir équilibre et fraîcheur. Ce jeudi 14 octobre, le cuisinier Karim Oumaouche, responsable de la société SHCB en charge de la restauration scolaire pour la Ville, s'est rendu en personne à l'école Auguste-Faucher pour évaluer la réception de ces repas par les enfants.
Un engagement pour une cuisine saine et responsable
Karim Oumaouche et ses équipes de la cuisine centrale ont préparé pour l'occasion une entrée de carottes et courgettes râpées, agrémentée d'huile d'olive et de noix. Le plat principal consistait en un risotto aux pois chiches, lentilles et carottes, accompagné d'une portion de tomme de l'Aveyron et d'une pomme bio de Meynes. « Dans nos plats végétariens, nous n'utilisons aucun produit industriel. Nous privilégions le frais et évitons la facilité des steaks de soja ou des conserves », explique Aurélie Prohin, élue en charge de la petite enfance.
Priorité au local et au bio
La Ville de Nîmes et la chambre d'agriculture travaillent depuis longtemps à l'approvisionnement local. « Nous atteignons 30 % de produits bio et locaux, car nous refusons d'importer du bio d'Espagne ou d'ailleurs avec des critères parfois douteux. Notre objectif est d'atteindre 50 %, ce qui reste un défi de taille », affirme Véronique Gardeur-Bancel, adjointe à l'éducation. Cependant, certains légumes comme les haricots verts et les petits pois posent problème en raison des volumes à éplucher, qui augmenteraient les coûts.
Éducation alimentaire et prévention santé
Véronique Gardeur-Bancel, également infirmière de formation, insiste sur l'aspect préventif de cette démarche. « Habituer les enfants à une alimentation saine, c'est investir pour leur avenir. Face à la hausse de l'obésité infantile, proposer des aliments non transformés constitue une véritable prévention », souligne-t-elle. Les écoliers, comme Lana en CE1 qui trie soigneusement ses carottes, ou les CP enthousiastes qui demandent des cours de cuisine, participent activement à cette sensibilisation.
Gestion durable des restes
Depuis l'introduction du pain bio de la boulangerie Bouzanquet, les restes ont considérablement diminué. Les morceaux non consommés sont redirigés vers la ferme école, des centres équestres ou des propriétaires de poules, illustrant ainsi une démarche circulaire et responsable. Cette initiative nîmoise démontre que la restauration scolaire peut allier qualité gustative, éducation nutritionnelle et respect de l'environnement, tout en impliquant directement les acteurs locaux.



