Un compromis historique pour le textile
Ce mercredi 18 juin, députés et sénateurs ont trouvé un accord en commission mixte paritaire sur la proposition de loi visant à lutter contre la fast fashion. Ce texte, porté par la députée écologiste Anne-Catherine Loisier, a été adopté après plusieurs mois de navette parlementaire. L'accord ouvre la voie à une adoption définitive, probablement avant la fin de la session parlementaire.
Les principales mesures de la loi
Le texte prévoit plusieurs dispositions phares :
- Un bonus-malus écologique : les vêtements durables seront moins taxés, tandis que les produits de fast fashion subiront une surtaxe.
- L'interdiction de la destruction des invendus textiles : les grandes enseignes devront recycler ou donner leurs stocks non vendus.
- Un affichage environnemental obligatoire : chaque vêtement devra indiquer son empreinte carbone et sa durée de vie estimée.
Réactions des parties prenantes
Les associations environnementales saluent un « pas historique », mais regrettent des mesures jugées trop timides. De leur côté, les représentants de l'industrie textile redoutent une perte de compétitivité face aux géants du e-commerce. Le gouvernement, par la voix du ministre de la Transition écologique, a souligné l'importance de ce texte pour « mettre fin au gaspillage textile ».
Prochaines étapes
L'Assemblée nationale et le Sénat doivent désormais voter le texte dans les mêmes termes. Si tout se passe comme prévu, la loi pourrait être promulguée d'ici la fin de l'été. Elle entrerait en vigueur progressivement à partir de 2026.
Cette loi s'inscrit dans un mouvement plus large de régulation de l'industrie textile, qui représente 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. La France est l'un des premiers pays à légiférer aussi spécifiquement sur la fast fashion.



