Suite à un sondage Ifop commandé par l'association Alliance Anticorrida, les Jeunes Aficionados de Nîmes ont tenu à nuancer les résultats publiés. Selon eux, les chiffres avancés ne reflètent pas la réalité du terrain.
Un sondage contesté par les aficionados
Le sondage, réalisé en avril dernier auprès de 402 personnes, révèle que 76 % des jeunes âgés de 18 à 24 ans se disent opposés à l'organisation des corridas. Chez les 65 ans et plus, cette opposition tombe à 39 %. Cependant, les Jeunes Aficionados Nîmois estiment que l'échantillon est trop faible pour être représentatif. Dans un communiqué publié mercredi 20 mai, ils soulignent que les 18-24 ans ne représentent qu'environ 9 % de la population nîmoise, soit seulement 35 à 37 personnes interrogées. Ainsi, affirmer que 76 % des jeunes rejettent la corrida correspond en réalité à l'opinion de 27 individus.
Une diversité d'opinions ignorée
Les jeunes aficionados dénoncent une « instrumentalisation » des sondages comme « outils militants ». Ils rappellent que la jeunesse nîmoise n'est pas unanime sur le sujet : certains refusent la corrida, d'autres y sont profondément attachés. Cette diversité d'opinions est, selon eux, occultée par des chiffres partiels.
Des chiffres de terrain qui parlent
Pour appuyer leur argumentaire, les Jeunes Aficionados Nîmois mettent en avant des données concrètes : près de 700 abonnements jeunes ont été vendus pour la feria de Pentecôte, plus de 300 pass saison jeunes ont été souscrits cette année, et la fréquentation des arènes a augmenté de 100 % chez les moins de 25 ans en dix ans grâce au dispositif Tendido Jeunes. Par ailleurs, les écoles taurines rassemblent chaque année une centaine de jeunes dans le Gard.
Des retombées économiques significatives
Les aficionados insistent également sur l'impact économique des ferias : plus de 60 millions d'euros de retombées annuelles pour Nîmes, 7 000 emplois directs et indirects générés, et plus de 2 millions de visiteurs par feria. Ils concluent leur communiqué en affirmant qu'« aucune culture ne disparaît lorsqu'elle est expliquée, racontée et vécue ».



