Haras des Prairies d'Azur : Tamara et Coralie misent sur le bien-être équin
Haras des Prairies d'Azur : bien-être équin avant tout

Tamara, 29 ans, titulaire d'un master 2 en gestion, droit et économie, et Coralie, 33 ans, ancienne monitrice d'équitation et électricienne, partagent une passion commune pour les chevaux depuis leur enfance. Il y a un peu plus d'un an, elles ont réalisé leur rêve en rachetant le Haras des Prairies d'Azur à Andon, dans le haut pays grassois. Sur plus de 70 hectares, une quarantaine de chevaux, appartenant à des particuliers et à des écuries voisines, y sont accueillis en pension ou à la retraite. Ces équidés, pour la plupart anciens compétiteurs, profitent désormais d'une vie paisible au vert.

Un projet guidé par le bien-être animal

Les deux associées expliquent leur démarche : « Nous étions insatisfaites des prestations et des soins dans de nombreuses pensions équestres. Nous avons toujours voulu notre propre structure, mais il fallait attendre d'être assez mûres. Nos emplois se sont arrêtés presque en même temps, et cette opportunité s'est présentée. Notre maréchal-ferrant nous a informées que cette pension était à vendre. C'était exactement ce que nous recherchions : la montagne et la nature, tout en restant proches des villes environnantes. »

Les chevaux sont répartis en troupeaux sur des prés de plusieurs hectares, avec des abris et des boxes pour les cas particuliers. Ils sont brossés, soignés et nourris selon des rations adaptées à leur âge. Tamara et Coralie ont également pour objectif de développer l'élevage : deux poulains sont déjà nés, dont un sous la neige à la mi-mars.

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Une écurie de poneys de compétition

À terme, les deux jeunes femmes souhaitent créer une écurie de compétition avec des poneys de sport allemands. « Une très petite équipe, avec nos propres poneys que nous formerions de A à Z, destinés à des enfants. Nous leur apprendrions tout : la préparation, l'alimentation, les soins... Le tout en toute sécurité, avec des poneys équilibrés et des enfants compétents. Les centres équestres sont malheureusement devenus des usines. On y apprend moins bien qu'avant », déplorent-elles.

Leur philosophie se résume en un mantra : « Les chevaux avant les humains. Nous nous occupons d'eux comme s'ils étaient les nôtres. Nous avons une vision plus naturelle du cheval. » Ce modèle conserve l'esprit d'une pension classique : « Ce qui nous plaît, c'est le soin apporté aux chevaux de 0 à 40 ans. Nous les faisons naître et vivre ensemble. Les vieux éduquent les jeunes, et les petits stimulent les plus âgés : c'est de l'intergénérationnel. Tous les âges cohabitent, et c'est le meilleur troupeau possible. »

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