Cap sur Rome : le défi vélo de Charlotte pour les handicaps invisibles
Cap sur Rome : vélo pour les handicaps invisibles

Arrivée à plus de la moitié de son périple, l’infirmière paloise, originaire de Viodos-Abense-de-Bas, poursuit son chemin jusqu’en Italie pour sensibiliser aux handicaps invisibles et aux maladies rares.

Un défi sportif et humain

À 29 ans, Charlotte Coupau relève un défi aussi sportif qu’humain. Originaire de Viodos-Abense-de-Bas, au Pays basque, aujourd’hui installée à Pau, cette infirmière a pris la route le 1er mai pour rallier Rome à vélo. Un périple de plus de 1 000 kilomètres baptisé « Cap sur Rome », qu’elle mène pour sensibiliser aux handicaps invisibles et aux maladies rares.

Une histoire personnelle marquée par la maladie

Derrière ce projet, une histoire personnelle marquée par un long parcours médical. Atteinte d’un syndrome polymalformatif, Charlotte a subi 18 opérations depuis sa naissance. Pendant des années, aucun diagnostic précis n’avait été posé. « Je ne savais pas ce que j’avais. J’ai fait mes propres recherches et je suis tombée sur le nom d’un syndrome génétique qui correspondait à tous mes symptômes, explique-t-elle. C’est une véritable errance médicale, un parcours du combattant. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Charlotte Coupau a déjà parcouru plus de 600 des 1 100 kilomètres qui la mèneront jusqu’à Rome.

Un quotidien bouleversé

C’est cette réalité qu’elle souhaite mettre en lumière à travers son aventure. « Je veux faire connaître ces pathologies souvent invisibles, dont on parle peu, mais qui bouleversent profondément la vie quotidienne. » Pourquoi Rome ? Le choix n’est pas anodin. « Le siège de l’association liée à ce syndrome se trouve à Nîmes, je devais donc passer par là. Et franchir une frontière avait une valeur symbolique forte : cela donne une portée plus large au message. »

Préparé depuis près d’un an, le projet a nécessité une organisation minutieuse. Charlotte a pris contact avec plusieurs associations, s’est rendue à Paris, notamment à l’hôpital Necker, et a construit son itinéraire autour de rencontres prévues sur le parcours.

Une aventure riche en rencontres

Depuis son départ, elle a déjà parcouru près de 600 kilomètres. Jusqu’ici, famille, amis ou inconnus touchés par sa démarche l’ont accompagnée sur certaines étapes. « Beaucoup de gens sont venus spontanément faire un bout de route avec moi. Il y a énormément de bienveillance », raconte-t-elle avec émotion.

Mais le voyage s’apprête désormais à changer de visage. Les prochaines étapes seront plus longues, plus montagneuses aussi. Et surtout, Charlotte poursuivra désormais une grande partie du périple seule. Une aventure plus intime et plus exigeante, ponctuée également de rencontres avec plusieurs associations, notamment l’Apasc (Association des personnes atteintes du syndrome de currarino) à Nîmes.

Une belle revanche sur la vie

Ce défi représente aussi une victoire personnelle. En raison de son syndrome, qui touche notamment la zone pelvienne et les membres inférieurs, Charlotte n’a pas pu pratiquer de sport durant son enfance et son adolescence. « À l’âge adulte, avec l’accord de mon chirurgien, j’ai voulu essayer. Ma famille est très sportive. J’ai appris à faire avec mes problèmes et non contre eux. Le sport a marqué le début de l’acceptation de ma maladie. » Elle dédie également cette aventure à ses proches : « Je le fais pour ma famille, mes parents, ma sœur. C’est aussi une belle revanche sur la vie. »

Charlotte Coupau partage son aventure sur Instagram via le compte Cap_sur_Rome. Une campagne de soutien a également été lancée sur la plate-forme HelloAsso pour accompagner ce projet à la fois intime et universel.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale