Une ferme bio dévastée par la tempête Nils
La tempête Nils, qui a frappé dans la nuit du 11 au 12 février 2026, a laissé des traces profondes dans le paysage agricole. À Saint-Lon-les-Mines, dans les Landes, Élise Richard, jeune maraîchère installée en agriculture biologique depuis trois ans, fait face à une situation critique. Son exploitation, la Ferme du Petit Hayet, a subi des dégâts considérables qui menacent sa survie économique.
Des serres détruites et des projets retardés
Le passage de la tempête a provoqué une véritable désolation sur la ferme. Une dizaine de tunnels sous bâches plastiques se retrouvent complètement à nu, avec des arceaux tordus et des fils tendeurs arrachés. Quelques arbres brise-vent ont également été abattus par la violence des vents. Pour Élise Richard, dont le seul revenu provient de la vente de ses légumes, ce coup dur intervient au pire moment, retardant la mise en culture de printemps et compromettant ses projets de développement.
La maraîchère avait repris il y a trois ans l'exploitation créée par Cathy Delsol il y a une vingtaine d'années. Aujourd'hui, elle fournit principalement l'AMAP (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) du Petit Hayet avec des paniers hebdomadaires de légumes de saison. Elle pratique également la vente au détail à la ferme et approvisionne un revendeur sur le marché de Dax.
Un double appel à la solidarité
Face à l'urgence, Élise Richard a lancé un double appel à la solidarité. D'une part, elle organise un chantier participatif via WhatsApp pour réparer les serres endommagées. D'autre part, elle a mis en place une cagnotte en ligne sur la plateforme tribee.fr afin de collecter des fonds pour remplacer le matériel détruit.
Son initiative a déjà reçu le soutien des élus locaux. La conseillère départementale Rachel Durquéty lui a assuré le soutien de la collectivité qu'elle représente, tandis que le maire Roger Larrodé s'est engagé à donner un écho à ses appels à l'aide. Cette mobilisation témoigne de l'importance de l'agriculture biologique de proximité dans le territoire landais.
La situation d'Élise Richard illustre la vulnérabilité des petites exploitations agricoles face aux aléas climatiques. Alors que les tempêtes semblent s'intensifier avec le changement climatique, la solidarité locale et les mécanismes d'entraide deviennent essentiels pour préserver un modèle agricole durable et résilient.



