Essaimage des abeilles : un printemps favorable en Lot-et-Garonne
Essaimage des abeilles : un printemps favorable

Portée par un début de printemps favorable, la population d’abeilles est à l’étroit dans ses ruches. D’où l’essaimage qui prend, en Lot-et-Garonne, des allures de transhumance. Les hirondelles font peut-être le printemps, mais les abeilles n’ont rien à leur envier. C’est d’autant plus vrai en cette saison dans les contrées lot-et-garonnaises où l’observation d’essaims nomades se multiplie.

Des essaims observés dans des lieux inattendus

Ce lundi 27 avril, c’est dans la cour d’un collège du centre-ville d’Agen qu’une colonie avait élu – provisoirement – domicile. Il y a quelques années, c’est à l’hôpital d’Agen qu’elles s’étaient signalées. Un peu plus tôt ce mois-ci, c’est à Meilhan-sur-Garonne qu’un promeneur a capté une vidéo d’un groupe collé à un arbre. Alors, ces rencontres sont-elles normales ? « Oui et non », sourit Patrick Granziera, président de l’Abeille gasconne. L’association, créée en 1920, en connaît donc un rayon pour contextualiser cette bourdonnante activité.

Une saison apicole précoce

« Cette année, la saison apicole a démarré sur les chapeaux de roues avec des températures clémentes, détaille le responsable installé à Trentels. Nos exploitations sont en pleine effervescence pour récolter le miel depuis le mois de mars. La ponte a été énorme et les naissances sont importantes. » Conséquence directe : « Les abeilles sont à l’étroit dans leur ruche, où elles sont 30 000 à 40 000, et créent un essaimage. » Voilà donc les apidés partis migrer vers de plus accueillantes contrées. Parfois idoines, comme une branche d’arbre, parfois moins pratiques, comme « entre deux volets entrouverts d’une maison ».

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Les bons réflexes à adopter

« Ce n’est pas dangereux, tempère Patrick Granziera, mais il ne faut surtout pas les toucher. » Le bon réflexe, c’est celui qu’ont eu les responsables de l’établissement scolaire agenais : « Appeler les pompiers qui les orientent vers un apiculteur. Il viendra récupérer l’essaim. Nous en avons une trentaine référencée sur notre site et nous faisons plusieurs dizaines d’interventions par an. »

Un déclin persistant malgré l'activité

Attention cependant, ce regain d’activité n’est pas synonyme de meilleure santé pour ces petits pollinisateurs. Leur population est toujours en déclin et vulnérable face au changement climatique et autres expositions aux intrants nocifs. Sans compter le frelon asiatique, même si sa période de prédation « est plutôt en août », conclut le président de l’Abeille gasconne.

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