Une restitution du parcours Re-Action, des rencontres sur l'économie de ressources animées par le tandem Ecoduo pour faire émerger des projets économiques ayant un impact favorable sur l'environnement, a été présentée mardi 5 mai à l'Espace Aliénor, au siège de l'Agglomération à Périgueux.
Un duo d'accompagnement
Aider les dirigeants à prendre du recul dans leur gestion d'entreprise est la spécialité d'Isabelle Degoy. Les accompagner dans leur changement de pratiques pour diminuer leurs déchets et réduire leur impact négatif sur l'environnement est celle de Pauline Massart. Les deux jeunes femmes ont créé Ecoduo pour proposer des actions collectives à l'attention des dirigeants.
Un accompagnement concret
Soutenues par le Grand Périgueux et la Région Nouvelle-Aquitaine, elles ont accompagné huit entreprises au cours de quatre séances de réflexion sur les réserves de valeurs et les sources d'économie dans leurs structures. Les entrepreneurs, qui ont suivi le parcours Re-Action, ont témoigné des solutions de bon sens qui ont émergé au cours du processus.
Lors de la présentation, le public, composé d'élus et d'entrepreneurs, devait écrire sur une fiche des commentaires, recommandations et proposer des mises en relation pour faciliter la réalisation du projet.
Des projets variés
Guillaume Pécout, de la société Demas création, cuisiniste à Périgueux, cherchait à diversifier ses activités pour gagner des parts de marché. Il a vu dans le parcours l'opportunité de découvrir de nouveaux modèles économiques. « Je venais de reprendre une ébénisterie à Brantôme et je cherchais une idée de valorisation à la fois écologique et rentable. » L'idée d'utiliser du bois massif de réemploi pour créer une nouvelle gamme de produits lui est venue lors des échanges. Pour concrétiser son projet, il doit nouer des partenariats dans l'Économie sociale et solidaire (ESS) afin, dit-il, « d'identifier du sourcing ». Le parcours Re-Action, fondé sur le réseautage, lui a permis « de gagner du temps et de passer plus vite de l'idée au projet ».
Deux dirigeants du groupe Ayor, fournisseur d'équipements à Marsac-sur-l'Isle, se sont inscrits pour échanger avec leurs pairs. « On avait un problème à résoudre, trop de déchets d'emballage, indispensables pour distribuer nos produits destinés au marché de la plomberie, du chauffage et du sanitaire. Nous cherchions des pistes de recyclage », explique Raphaël Dubroca, responsable du poste amélioration continue.
Sources d'économie
Avec son collègue Willy Simon, directeur de l'innovation, et son assistante Margaux Jehanno, ils ont participé aux quatre jours de formation pour trouver des solutions de réutilisation de leurs cartons. « Les recycler, cela veut dire imposer des volumes standards à nos fournisseurs, mais aussi les stocker. C'est un changement de notre organisation, mais il va nous permettre d'importantes sources d'économie. » Ce problème résolu, un autre projet leur est apparu : instaurer un indice de réparabilité des produits vendus par Ayor. « Si notre projet aboutit, on sera précurseurs, c'est aussi bon pour l'image du groupe. »



