Gaëlle Ropert transforme son jardin nourricier en modèle d'agroforesterie participative
Agroforesterie : un jardin nourricier plante 600 arbres avec des écoliers

Un projet d'agroforesterie ambitieux naît à Bayon

Gaëlle Ropert, maraîchère passionnée, a créé Chez Galinette, un jardin nourricier innovant situé sur une terre louée à la mairie de Bayon. Sur une superficie de 1,3 hectare, elle cultive avec soin des légumes variés, des herbes aromatiques délicates et des fleurs comestibles colorées. Son projet actuel, d'une envergure remarquable, consiste à planter pas moins de 600 arbres, incluant des haies paysagères et des fruitiers, transformant ainsi son exploitation en un véritable modèle d'agroforesterie.

La participation joyeuse des écoliers de Saint-Seurin-de-Bourg

Le jeudi 19 mars, l'énergie juvénile a envahi le jardin lorsque des élèves de CM1-CM2 de l'école de Saint-Seurin-de-Bourg, sous la supervision attentive de leur professeur Samuel Segouin, ont mis la main à la terre. Pour Madysson, 11 ans, et ses amies Faustine et Julia, planter des arbres est synonyme de plaisirs simples, comme organiser des « batailles de terre ». Cette expérience pratique ne se limite pas au jeu ; elle s'inscrit dans un cadre pédagogique riche, permettant aux enfants d'explorer des thèmes essentiels tels que la biodiversité, les chaînes alimentaires, le réchauffement climatique et la reconnaissance des végétaux.

Un cercle vertueux soutenu par des partenaires engagés

Alain Vidal, consultant en agroforesterie présent sur le site, souligne que l'initiative de Gaëlle Ropert s'inscrit dans un cercle vertueux où « il faut faire de l'agriculture avec la nature. Je nourris le sol, qui nourrit la plante. » Pour concrétiser son projet, estimé à près de 10 000 euros avec les divers aménagements, la maraîchère a mobilisé un réseau de partenaires multiples et dévoués.

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L'association Planteurs joue un rôle clé en fournissant des plants provenant de ses serres de Lapouyade. Maud Michel, coordinatrice de la structure, explique que ces arbres, issus de graines récoltées avant les années 1970, ont enregistré les changements climatiques, garantissant ainsi leur résilience. La plantation se fait en circuit ultracourt, dans un rayon d'une heure de route, minimisant l'impact environnemental.

De plus, l'association Des enfants et des arbres apporte son soutien et une aide pédagogique précieuse. Gaëlle Ropert a également investi ses propres fonds et lancé une cagnotte en ligne sur la plateforme Miimosa pour compléter le financement. Le Plan alimentaire du territoire a contribué en établissant un diagnostic agroécologique, tandis que les Missions locales du Libournais et de Haute Gironde ont prêté main-forte, offrant à des jeunes comme Marosia, 22 ans, une « belle expérience » enrichissante.

Une inspiration pour l'agriculture de demain

L'approche de Gaëlle Ropert, née d'une frustration face au gaspillage d'eau pour arroser des légumes grillant au soleil, a évolué vers une solution innovante : planter sous les arbres. Elle témoigne avec enthousiasme : « J'ai débuté par un petit jardin cultivé sous des fruitiers et c'était fantastique. » Ses haies « plessées », où les arbres sont tressés pour créer des refuges pour la faune, et les fruitiers prévus pour protéger du vent d'ouest, illustrent une synergie parfaite entre production alimentaire et préservation écologique.

Ce projet démontre comment l'agroforesterie peut transformer une simple parcelle en un écosystème productif et durable, impliquant activement la communauté locale et les générations futures dans une démarche respectueuse de l'environnement.

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