Marine Tondelier mobilise en Gironde pour les municipales
La secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier a effectué une tournée intensive en Gironde ce mardi 10 mars, à seulement cinq jours du scrutin municipal. Vêtue de sa célèbre veste verte, elle a sillonné les communes de Bègles, Bordeaux et Gradignan pour soutenir les candidats écologistes et appeler au vote utile en faveur de la gauche, notamment pour Pierre Hurmic à Bordeaux.
Une journée marathon de soutien aux élus verts
Depuis dix-huit mois, Marine Tondelier ne ménage pas ses efforts pour accompagner les élus écologistes dans cette campagne. Ce mardi, son agenda a été chargé :
- Rencontre avec les maires et candidats verts de la métropole bordelaise et au-delà
- Distribution de tracts aux côtés des soutiens de Pierre Hurmic, qu'elle a brièvement croisé à Bègles
- Participation au meeting de campagne d'Émilie Sarrazin à Gradignan en soirée
« Je me suis fait une promesse : si un jour je n'étais plus seulement candidate à Hénin-Beaumont, je rendrais tout le soutien que j'ai reçu par le passé, notamment celui de Noël Mamère qui n'a jamais raté une de mes campagnes », a-t-elle déclaré.
Une synergie écologiste et un appel au vote utile
Pour les candidats en lice, la visite de leur leader nationale revêt une importance particulière. Clément Rossignol Puech, maire de Bègles, souligne : « Il y a une synergie entre les candidats écologistes, on participe aux meetings les uns les autres, la dynamique est importante. »
Marine Tondelier défend avec conviction l'approche des écologistes, qu'elle qualifie de sécurité à 360 degrés. « On ne se sent pas en sécurité si l'on craint de s'empoisonner en mangeant ou en respirant, ou si le maire ne s'occupe pas des violences intrafamiliales. Tout cela fait système », explique-t-elle.
Face aux sondages parfois pessimistes, elle reste optimiste : « J'ai lu que 77% des Français souhaitent que leur maire fasse plus d'écologie. Personne ne vient me voir pour me dire : 'Je veux que le bus soit plus cher', ou 'je veux respirer un air plus pollué'. Je crois à la 'remontada' ; les écologistes ne sont pas des maires planqués mais des élus de projet. »
Bordeaux : un socle solide mais pas de place pour le confort
Concernant les enjeux locaux, Marine Tondelier estime que « Bordeaux n'est pas la ville où nous sommes les plus inquiets, car le socle est solide, mais sans place pour le confort ». Elle insiste : « Le bulletin Pierre Hurmic est le seul vote utile pour ceux qui veulent la continuité de ces politiques de gauche et écologistes. »
Refus des pièges politiques et focus sur le programme
Interrogée sur d'éventuelles alliances avec La France insoumise au second tour, la secrétaire nationale des Écologistes reste prudente. « Nous ne sommes pas dupes du piège tendu », répond-elle. « D'un côté, Jean-Luc Mélenchon anime la fin de match de manière malsaine – et il est trop intelligent pour que ce ne soit pas volontaire. De l'autre, la droite agite ce chiffon rouge pour dire que nous ne pourrons jamais travailler ensemble. Nous restons concentrés sur notre programme de premier tour, les décisions se prendront dimanche après 20 heures. »
Parmi les élus et candidats rencontrés lors de cette journée figuraient les maires Alain Garnier (Artigues-près-Bordeaux) et Patrick Labesse (Carbon-Blanc), ainsi que les têtes de liste Émilie Sarrazin (Gradignan), Isabelle Rami (Talence), Carola Tiana Castelneau (Le Bouscat) et plusieurs autres candidats engagés dans la campagne.



