Un rassemblement symbolique à La Rochelle contre les projets de bassines
Ce mercredi 25 mars, place de Verdun à La Rochelle, une centaine de manifestants opposés aux projets de réserves d'eau, souvent appelées « bassines », se sont réunis pour une action de protestation. Cet événement intervient exactement trois ans après les incidents marquants de Sainte-Soline, créant un lien fort avec le passé récent des mobilisations environnementales.
Dénonciation des violences et des propos choquants
Les participants ont brandi des pancartes rapportant des déclarations attribuées à des gendarmes, telles que « Je ne compte plus les mecs qu'on a éborgnés » ou « J'ai envie de les tabasser ». Ces citations visent à mettre en lumière ce que les organisateurs qualifient de « violences d'État », en pointant du doigt les méthodes employées lors des précédentes manifestations.
Maxime, un manifestant présent, a partagé son expérience : « J'ai pu mesurer le fossé entre ce que j'ai vu – les fils de blessés – et ce que l'on entendait le soir à la télé. Ça a été une véritable prise de conscience de ce qu'était le mensonge d'État. » Son témoignage souligne l'impact émotionnel et politique de ces événements sur les citoyens engagés.
Présence d'élus et de divers collectifs
Le rassemblement a rassemblé plusieurs groupes et organisations, dont :
- Bassines non merci 17
- Extinction Rébellion
- Nous toutes
- La France Insoumise (LFI)
- Les Écologistes
- La Gauche unitaire
Deux conseillers municipaux nouvellement élus, Léa Crestois et Olivier Godin, membres du collectif Assemblée citoyenne, étaient également présents. Leur participation renforce le caractère local et politique de cette mobilisation, montrant un soutien institutionnel à la cause.
Contexte et résonance des blessures passées
Les manifestants ont rappelé que près de 200 opposants aux projets de réserves avaient été blessés le 25 mars 2023. Un intervenant a lancé cette question rhétorique : « Combien d'entre nous sont encore meurtris ? Tout ça à cause d'un petit trou. » Cette référence aux blessures physiques et psychologiques sert à maintenir la mémoire des victimes et à exiger des comptes de la part des autorités.
L'événement de La Rochelle s'inscrit dans un mouvement plus large de contestation des politiques environnementales et des méthodes de maintien de l'ordre, avec un accent particulier sur la transparence et la justice. Il illustre la persistance des tensions autour des questions de gestion de l'eau et des droits civiques en France.



