Municipales 2026 à Montpellier : un questionnaire révèle les lacunes des candidats sur l'eau
Dans le cadre des élections municipales de 2026, l'association Eau Secours 34 a mené une enquête auprès des candidats de la métropole montpelliéraine concernant leur approche de la gestion de l'eau. Les résultats, obtenus via un questionnaire envoyé à soixante-dix listes, mettent en lumière des réponses souvent floues et des absences notables.
Une participation limitée et politiquement marquée
Sur les soixante-dix listes sollicitées, seulement dix-neuf ont accepté de répondre au questionnaire. Thierry Uso, membre actif d'Eau Secours 34, souligne que ce score, bien que modeste, représente une amélioration par rapport aux précédentes consultations. Il note également une tendance politique claire : "Les listes qui ont répondu sont plutôt de sensibilité de gauche et écologiste". Aucune réponse n'a été reçue des listes d'extrême droite, et très peu de celles affiliées à LR.
Deux thèmes majeurs : qualité de l'eau et urbanisation
Le questionnaire abordait deux sujets principaux. Le premier concernait la qualité de l'eau, un point sur lequel un consensus semble exister parmi les répondants. Le second portait sur l'urbanisme et ses interactions avec la gestion de l'eau. Bien que la plupart des candidats jugent nécessaire d'urbaniser différemment, leurs propositions restent souvent vagues. "Ils parlent de mieux urbaniser mais c'est bla, bla, bla...", constate l'association.
Des absences remarquées parmi les têtes de liste
Parmi les candidats notables, seuls Michaël Delafosse (maire sortant), Jean-Louis Roumégas (Printemps montpelliérain) et Nathalie Oziol (LFI) ont répondu. En revanche, Mohed Altrad, Philippe Saurel (maire de 2014 à 2020), Isabelle Perrein (droite) et France Jamet (RN) n'ont pas daigné participer. Certains maires en place, comme Jean-Pierre Rico (Pérols), sont également restés silencieux.
La tarification de l'eau : un point obscur pour beaucoup
Un autre sujet problématique est celui de la tarification de l'eau. Thierry Uso explique : "La plupart des listes ne comprennent pas très bien comment cela fonctionne". De même, l'intérêt du versement eau solidaire par la Caisse d'allocations familiales semble mal saisi. Certains candidats ont même avoué leur incompétence sur la question, justifiant ainsi leur non-réponse.
Cette enquête d'Eau Secours 34, intégrée au collectif Ceinture verte, souligne les défis persistants dans la gestion de l'eau à Montpellier. Elle révèle aussi un manque de préparation ou d'intérêt de la part de nombreux candidats, notamment sur des aspects techniques comme la tarification. Les résultats complets sont disponibles sur le site de l'association, offrant un éclairage précieux aux électeurs avant le scrutin de 2026.



