Le Gilet jaune Roland Veuillet face à la justice : "Je suis un militant, pas un délinquant"
Gilet jaune Veuillet : "Je suis un militant, pas un délinquant"

Le Gilet jaune Roland Veuillet face à la justice : "Je suis un militant, pas un délinquant"

Roland Veuillet, figure emblématique du mouvement des Gilets jaunes à Nîmes, a comparu ce mardi 17 février devant la Cour d'appel de Montpellier. L'audience, très attendue, a finalement été renvoyée au 15 septembre prochain, reportant ainsi le nouvel épisode judiciaire de ce dossier complexe.

Une condamnation annulée par la Cour de cassation

Le retraité de 70 ans avait initialement été condamné en 2020 à une peine d'un an de prison, dont six mois avec sursis. Les charges retenues contre lui étaient multiples : acte d'intimidation, participation à un attroupement après sommation de se disperser, entrave à la circulation des véhicules, rébellion, dénonciation calomnieuse et outrage. Ces faits s'étaient déroulés entre décembre 2018 et juin 2020, période intense du mouvement social.

Cependant, la Cour de cassation a par la suite annulé une partie de l'arrêt rendu par la Cour d'appel de Nîmes. Cette décision a conduit au renvoi de l'affaire devant la Cour d'appel de Montpellier, où Roland Veuillet doit désormais répondre de ces accusations.

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Un militant entouré de soutiens

Pour faire face à cette nouvelle étape judiciaire, Roland Veuillet s'est présenté sans avocat, mais entouré de plusieurs soutiens venus de Nîmes et de Montpellier. Cette présence a souligné la solidarité persistante autour de sa figure militante.

Lors de son bref passage au palais de justice, il a tenu à réaffirmer sa position avec force : "Je suis un militant, pas un délinquant. Aucun tribunal ne peut juger une action militante. Je lutte pour ma relaxe". Des propos qui résument sa défense et son engagement indéfectible.

Un regard rétrospectif sur les événements

Roland Veuillet a également profité de cette audience pour revenir sur les faits qui lui sont reprochés, avec un certain recul. "Quand on voit les événements sept ans après, on a envie de sourire", a-t-il déclaré, évoquant la répression qu'il estime avoir subie.

Il a rappelé les conditions de son incarcération : "J'ai été mis en prison comme mille autres Gilets jaunes. C'est la plus grosse répression contre un mouvement social depuis la guerre d'Algérie. J'ai fait presque quinze gardes à vue". Ces mots mettent en lumière l'ampleur des tensions et des conséquences judiciaires pour les activistes du mouvement.

Le report de l'audience au 15 septembre laisse planer une attente supplémentaire, tandis que Roland Veuillet continue de se battre pour sa relaxe, défendant l'idée que son action relève du militantisme et non de la délinquance.

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